L’amour vous trouve quand c’est prêt, le point de vue de Jeff Brown

Vous pouvez chercher une relation,

mais vous ne pouvez pas chercher l’amour.

L’amour vous trouve quand c’est prêt.

 

 

Amour Jeff Brown

 

Dans toutes les relations amoureuses, il semble qu’il y en ait un qui soit plus éloigné (quelqu’un qui est distant) et un qui est fusionnel (qui a très envie de se connecter), en d’autres termes ceux qui fuient et ceux qui chassent. Ce sont souvent des schémas bien ancrés. Certains d’entre nous ont tendance à chasser ou fuir dans chacune de leurs relations ; mais pas toujours, car beaucoup d’entre nous expriment des peurs dans les deux sens (la peur de l’abandon et la peur d’être étouffé) et vivent ces deux schémas à des moments différents. Tandis que nous soignons ces blessures, nous éliminons ces modes de fonctionnement et nous nous sentons de plus en plus à l’aise pour côtoyer les personnes qui sont sur un même pied d’égalité : yeux dans les yeux, hanche contre hanche, coeur à cœur. C’est alors que la véritable vulnérabilité commence.

Etre authentique

Nous avons besoin que notre monde émotionnel soit congruent avec notre « pensée positive » afin que ce nos demandes soient considérées sérieusement par l’Univers. Plus nous sommes envahis par des émotions non-résolues, plus le message que nous transmettons est dense. La clé est de faire d’abord le ménage à l’intérieur, de manière à ce que nos demandes émanent d’un canal clair et unifié. Elles peuvent ainsi avoir plus de poids et alors, elles peuvent rencontrer des oreilles plus ouvertes. Quand nous sommes alignés par rapport à notre authenticité, nos sentiments et nos pensées deviennent des instruments du chemin de vérité, les expressions directes de nos intentions les plus élevées. Dans cet état d’authenticité, nous devenons plus efficaces pour attirer à nous ce que nous demandons à un univers seulement intéressé par notre expansion authentique. Rien de ce qui est feint ne se réalisera.

Ame sœur – Grand amour

Nous ne devons pas croire aveuglément que toutes les relations avec des âmes sœurs durent pour la vie. Certaines sont prévues durer un instant. Ce regard qui croise l’âme d’un «étranger» à l’épicerie du coin qui vous rappelle votre essence, c’était juste. Cette rencontre à l’improviste durant le week-end qui fait monter en flèche votre âme, est aussi parfaite. Ce grand amour qui s’évanouit après avoir ouvert et fait craquer votre cœur, était juste prévu par le docteur de l’âme. Tout ce dont vous avez besoin pour polir ce diamant brut de l’âme. Peu importe combien de temps elles durent, ces connexions profondes peignent dans le ciel des tableaux de possibilités, élargissant notre vision sur l’éternité.

Ouverture divine

Imaginez l’étape d’après, celle où nous ne voyons plus la fin d’une relation comme une défaite, mais une victoire, une ouverture nécessaire sur le chemin vers la complétude. Imaginez l’étape suivante, où nous honorons le courage qu’il faut pour s’ouvrir à la possibilité de l’amour, où nous considérons l’intimité comme une opportunité merveilleuse d’approfondir notre envergure karmique. Comment pourrions nous prendre cela pour une défaite complète ? Il faut du courage pour braver tout cela, pour faire l’amour avec le Divin, pour toucher Dieu au travers de notre cœur vulnérable. Cela ne veut pas dire que la perte d’une relation ne cause pas de chagrin, mais il y a une belle occasion au cœur de chaque séparation. Une petite cicatrice peut s’allonger et nous ouvrir le chemin vers le moment présent.

Incarnation de l’amour

Ce n’est pas notre première ballade dans les forêts divines. Sur la montagne nous nous sommes souvenus de nombreuses vies ensemble, puis séparés, puis ensemble de nouveau. Tandis que nous randonnons sur les sentiers, les émanations des incarnations précédentes s’élèvent et retombent sur les ailes de notre amour, nous ramenant dans le cœur de la magie de notre histoire. Main dans la main, le cœur dans le cœur, nous avons été rappelés à temps, excavant nos lignées karmiques communes des cellules de notre être ; les débuts animés, les fusions profondes, les chutes terribles. Il n’y avait pas besoin d’en parler. Nous savions juste que nous avions déjà dansé ensemble auparavant.

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Le masculin sacré, de Jeff Brown

Lettre d’excuses au masculin sacré

(de la part d’un guerrier en transition qui aimerait la recevoir)

 

le grand-père de Jeff Brown - les qualités du masculin sacré

 

Après avoir écrit et publié la lettre d’excuses au féminin divin, qui honore la femme et l’énergie féminine,
Jeff Brown a senti qu’il aimerait lui aussi, recevoir en tant qu’homme, cette autre lettre qui sacralise le masculin.

Il remercie également ainsi les qualités du masculin sacré de son grand-père qui a joué un rôle important dans sa vie.

 

 

Je m’excuse pour ces moments où je n’étais pas capable de voir ta vraie nature, au-delà de mes projections. Il y a tant de traumatismes dans le rétroviseur. Je ne pouvais distinguer le guerrier sans cœur du guerrier bienveillant. Le regard embué par mes émotions non guéries, j’étais incapable de te voir dans ta complétude. Je projetais inconsciemment mes attentes négatives sans reconnaître ces moments où tu te manifestais par amour. S’il te plaît pardonne-moi mes projections et sache que derrière ma douleur se cachait un coeur qui désirait tant fusionner avec le tien.

Je m’excuse pour t’avoir poussé à ouvrir le cœur alors que tu n’étais pas prêt. J’avais envie que tu me rejoignes dans mon ouverture, et je n’étais pas capable d’entendre la séparation émotionnelle entre nous. Je suis empreinte de communication directe et je prenais ton silence à titre personnel. Je ne comprenais pas le lien entre ton détachement et ton conditionnement de guerrier. Je le vois bien désormais. Depuis le départ, le rôle de guerrier protecteur t’a été donné et ton armure émotionnelle était essentielle pour accomplir cette tâche. Sans elle, tu n’aurais pas été capable de rester vigilant sur les champs de bataille, ni de réussir sur la place du marché très compétitif. Tandis que notre monde s’éloigne du survivalisme, comme façon d’être, j’ai l’espoir que tu te sentiras suffisamment en sûreté pour vivre avec le cœur ouvert.

Je m’excuse pour ne pas avoir vu tout le temps tes limites et tes difficultés. Il y avait des moments où je ne pouvais pas voir au-delà de mes attentes et mes fantasmes. J’ai grandi dans le berceau d’un conte de fées dans lequel un chevalier allait me sauver. Je me suis accrochée à cette vision, préférant cette projection parfaite à la réalité humaine. Il en a résulté que je ne voyais pas tout le temps tout le stress que tu endurais, comme les choses étaient difficiles pour toi et comme il était dur de faire face à tout, de tout concilier. Bien entendu, nous avons perpétué ces projections ensemble : tu cachais ton humanité du regard des autres, tandis que je choisissais de ne pas la chercher. Je me réjouis du jour où nos relations ne seront pas le fruit de l’illusion, mais une profonde reconnaissance de l’authenticité de chacun d’entre nous.

Je m’excuse pour t’avoir envoyé des messages doubles sur la façon dont je voulais que tu te conduises. Par moments, je voulais que tu sois doux et tendre. A d’autres moments, dominateur et protecteur. Cela a du être troublant pour toi et un défi difficile à relever, que d’aller et venir entre ces états émotionnels différents. Cela a été troublant pour nous tous d’essayer de se tenir à califourchon sur la ligne entre nos besoins respectifs de sécurité et de vulnérabilité. Un jour les perversions de la polarité disparaîtront et nous atteindrons un équilibre sacré entre toutes les façons d’être bénéfiques. Les femmes se sentiront tranquilles d’affirmer leur voix et d’exprimer leur complétude et, les hommes se sentiront sur un pied d’égalité, déposant les armes et parlant avec leur vulnérabilité. Sur les rivières de l’Essence, tout coule dans la même direction, vers l’océan de la complétude.

Je m’excuse d’avoir été agressive à ton égard. Je n’ai pas appris à exprimer ma colère directement et j’étais effrayée par ton agressivité. Je sais que tu as connu les mêmes difficultés pour exprimer ta tristesse et lâcher tes larmes. Dans le monde dans lequel nous progressons, j’espère que les deux genres humains auront un accès aisé, à tous nos états émotionnels et nos formes d’expression saines.

Je suis désolée d’avoir espérer que tu remplisses mon propre vide, tandis que la seule qui pouvait le remplir, c’était moi. J’ai souvent cherché des réponses dans les relations, m’imaginant d’une certaine façon que quelqu’un d’autre pouvait me compléter. Après tant de siècles de faiblesse et de non-reconnaissance, je ne me suis pas rendu compte que je possédais les outils pour la création de ma vie. Mais je le reconnais aujourd’hui. Tandis que jadis nous nous rencontrions comme deux être fragmentés, nous nous retrouverons bientôt comme deux êtres complets, chacun d’entre nous étant dans ses frontières saines, étant bien intégré et intrinsèquement complet. Deux Ameseules.

Je suis reconnaissante pour tous ces moments où tu me tenais saine et sauve, me mouvant au cœur de la compassion. L’attitude réactionnaire de ces dernières décennies a été nécessaire pour répondre à des générations de souffrances, mais bon nombre de nos contributions se sont noyées dans la confusion. Dans mes efforts pour trouver ma voie et me tenir sur mon territoire, je n’ai pas toujours donner du crédit à ce qui devait l’être. Je t’encourage à réclamer tout ce que tu as perdu tout au long du chemin et d’incarner avec fierté le sacré masculin, comme tu as déjà pu le faire. Je m’excuse pour ces moments où j’ai découragé ta puissance. Je ne pouvais pas la distinguer de son usage abusif d’antan.

Je suis reconnaissante pour les nombreuses contributions positives que tu as apportées à ma réalité. Je me rends compte que tu as souvent communiqué ton amour pour moi et le village, au travers d’actions et non de paroles. Je te remercie de construire ces structures sur lesquelles mon expansion repose. Je te remercie pour avoir travaillé longtemps et durement à établir les lois. J’honore l’esprit guerrier qui construit les routes, les villes, les ponts qui nous permettent d’entrer en contact l’un avec l’autre. J’honore ces guerriers qui se sont battus et qui sont morts sur les champs de bataille pour avoir voulu nous protéger. Tu as tant sacrifié dans le but de nous mettre à l’abri. A la gloire de ces guerriers bienveillants qui sont venus avant nous.

Il y a tellement eu de complaintes entre les genres féminin et masculin, tant de haine et d’invectives. Il est certain que nous devons exprimer notre colère et soigner notre cœur. Rien ne doit être poussé sous le tapis pendant ce processus, tout doit rester exposé. Néanmoins, il est tout aussi important que nous ayons de la compassion les uns envers les autres et que nous nous efforcions de comprendre le contexte de nos actions. Nous avons tous été victimes d’un contexte sociologique qui a eu un impact très fort sur nos identifications et nos comportements. Comme deux espèces différentes dans le même lit, nous avons été contraints par les circonstances de jouer des rôles qui nous ont tenu à des kilomètres les uns des autres. Ces rôles nous ont causé beaucoup de souffrance, chaque genre souffrant à sa manière. Dans la mesure où l’un des sexes s’est vu refuser l’accès à la complétude, l’autre sexe en a aussi été brimé. Les femmes n’ont pas eu accès à une protection minimale ni à de réelles possibilités d’expression, les hommes n’ont pas eu le droit d’être tendres ni d’être réceptifs. Aucun des deux s’en est sorti facilement, malgré les apparences.

Tandis que nous progressons vers une interface plus ancrée dans le cœur, nous pourrons créer un espace pour de nouvelles visions de possibilités. Nous devons démarrer le processus en soignant le fossé des genres qui existe entre nous. Nous devons adoucir les rivages saillants par nos réactivités. Nous devons guérir les failles, fissures du continuum des genres qui nous a tenus séparés. Dans mon imagination, je vois un monde qui célèbre totalement le féminin et le masculin sains. Au lieu de jeter les différences entre les sexes avec l’eau du bain, nous faisons une distinction consciente entre les identifications bienveillantes et destructrices. Nous forgeons un équilibre sacré entre tous nos aspects bénéfiques. Chacun d’entre nous identifie la fusion unique des énergies féminines et masculines alignées avec notre nature essentielle. Et nous apprenons ouvertement l’un de l’autre : les hommes enseignent une masculinité saine, les femmes enseignent une féminité saine et ensemble nous humanifestons. Nous nous rencontrons dans notre être entier.

N’oublions jamais la nature relationnelle et co-transformative de l’expansion humaine. Bien que ce soit avec notre âme que nous vivions l’idylle ultime, c’est en vivant nos expériences communes que nous donnons naissance aux leçons essentielles. Nous sommes tous ici pour participer à la danse de l’imagination sacrée, marchant sur les orteils de l’un et l’autre et virevoltant vers le Divin, un pas maladroit à la fois. Nous tombons et puis, nous nous relevons avec une plus grande conscience. En partant du cœur, j’ai l’espoir que nous pouvons apprendre à nous accepter, chacun dans son humanité. Nous allons continuer à commettre des erreurs, mais la grâce sera au rendez-vous si nous y voyons au travers d’elles, les leçons qu’elles contiennent.

Je me réjouis du jour où nous pourrons nous rencontrer, chacun dans sa nudité, déshabillé de ses problèmes émotionnels non-résolus, de ses projections pleines de douleur, des distorsions de la dualité. Nous sommes restés trop longtemps sur les rives opposées de la rivière, le pont entre nos cœurs ayant été inondé et emporté par un flot de douleur. Le jour arrive où nous pouvons construire un nouveau pont, en prenant, une pierre l’une après l’autre, celle qui fortifie nos intentions bienveillantes et une révélation de soi authentique. Tandis que nous marchons l’un vers l’autre, notre armure émotionnelle s’effondre sur le sol, se transformant en lumière à sa source. Et lorsque nous sommes prêts, nous entrons tout droit dans le Divin, au centre du pont, troublés par le fait que nous nous imaginions séparés.

Puissiez-vous sentir la présence de la Mère Divine proche de votre cœur, vous invitant à vous reposer profondément sur les rivages tendres de votre essence, vous blottissant dans les bras reconnaissants des personnes que vous avez nourri. Ceux d’entre nous qui ont reçu tes bénédictions, peuvent ne pas le reconnaître, mais tes actes d’amour sont parvenus jusqu’à nous, nous rendant plus forts et nous insufflant la lumière de l’amour. Repose-toi cher guerrier, repose-toi. Je tiens ton cœur en sûreté.

 

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Le chemin de Jeff Brown vers sa famille d’âmes

Trouver votre famille d’âmes

 

Entrer dans la danse

 

Tandis que j’avançais plus en profondeur sur mon chemin spirituel, mes amis s’éloignaient. Tandis que je me dépouillais d’une identité l’une après l’autre, je ne m’identifiais plus à ces personnes qui y étaient reliées. Le pont qui était entre nous, semblait s’effondrer tout simplement. Les vieilles façons de se comporter réciproquement apparaissaient inauthentiques, préparées d’avance et déjà mises en scène.

Au début cela me convenait tout à fait. Ma quête de vérité me tenait compagnie, et je n’avais pas envie de contacts qui remplissent ma réalité ou qui m’en distrayaient. Mon idylle avec mon âme était un engagement plus important que mes relations sociales. Bien que j’ai connu des périodes de solitude totale, j’en suis arrivé à aimer mon âmeseule, ces moments seuls avec mon âme-moi, sans être distrait. Car c’était là que j’arrivais à me rencontrer. C’est au cœur de la vie d’âmeseule que j’ai agi pour éradiquer mes obstacles émotionnels et excaver mes vocations qui vivaient au fond de moi. En son absence, je me sentais poussé de nouveau vers mes anciennes façons d’être et je trouvais difficile de cultiver de nouvelles possibilités. Dans un monde qui nous engloutit, vivre l’âmeseule est essentiel pour soutenir nos efforts de clarification et de transformation.

Un point intéressant à propos de ma solitude était que je me sentais en quelque sorte connecté à toute l’humanité. L’appel vers l’expansion m’arrachait à cette perspective du moi isolé et me rappelait que nous étions tous une partie d’un vaste réseau d’interconnectés. Avec ce regard, il n’y avait pas d’étrangers. Nous étions tous extrêmement reliés sur la piste de danse de l’imagination sacrée.

Après quelques temps, j’ai commencé à avoir envie d’avoir de nouveaux amis avec lesquels passer du temps. Lorsque vous laissez votre âme piloter, cela signifie que vous volez solo jusqu’à ce que vous soyez prêt pour un lien plus profond. Ma période de solitude a constitué la meilleure eau apportée au moulin de mon expansion, mais désormais j’avais besoin de réels contacts humains. J’avais tellement de découvertes à partager et, je mourais d’envie d’être avec des personnes qui résonnaient avec celui que j’étais devenu.

Il s’agit de la nature même du voyage de la création de soi. Nous allons et venons entre des polarités : seul et connecté, réceptif et affirmé, détaché et attaché, jusqu’à ce que nous trouvions une façon de tout intégrer selon un équilibre sacré. Maintenant que je savais comment être seul, j’avais besoin de remettre en équation le partage et l’intimité avec les autres.

J’ai commencé à chercher partout ma nouvelle « famille d’âmes ». La famille d’âmes c’est cette personne ou ce groupe d’individus avec lesquels notre âme résonne le plus à un moment donné – des personnes de même portée spirituelle. Toute personne qui surgit sur notre chemin pour informer et catalyser notre expansion, comme notre famille d’origine, des personnages importants, des étrangers avec une leçon. Le temps qu’elles restent avec nous, dépend de la leçon à apprendre. Cela peut durer un instant, une décennie, toute une vie …

Au départ, il était difficile de trouver ma famille d’âmes. Lorsque j’étais moins au fait de mon individuation, il était plus facile de se faire des amis. Plus vous êtes amorphe, plus il est aisé de rencontrer quelqu’un pour aller boire un verre. Je ne voulais plus aller prendre juste un verre. Je souhaitais qu’on me rencontre au plus profond de moi. Je voulais être en lien avec des personnes qui avançaient au même battement d’âme : moins d’ego, plus d’essence, réelles sur leur chemin.

A la rencontre de ma famille d’âmes

Et alors les membres de ma famille ont commencé à apparaître, à la fois dans des endroits propices et aussi de façon inattendue. Je les ai rencontrés dans des cours de yoga, des lieux de retraite, et sur des chemins de randonnée. Mais je les ai aussi croisés dans des taxis, à des réunions de famille (vous imaginez cela!) et même sur les champs de course. Ah, le sacré et le profane.

Un membre de ma famille biologique a traversé le pont avec moi. Ma grand-mère a été un personnage essentiel de mon groupe de naissance, m’ayant nourri au beau milieu des défis du début de la vie. Avec un nouveau regard aujourd’hui, je reconnais que cette petite femme vulnérable à la tête de ma famille était aussi un membre de mon groupe de conscience. Elle aussi s’est battue pour ouvrir le cœur au cours de la vie quotidienne.

La croissance intérieure est comme un sérum de vérité qui recadre et donne de la netteté à notre regard sur le monde extérieur. Notre vie sociale est l’une des choses qui doit changer pour être en phase avec notre expansion et refléter nos nouvelles façons d’être. Au cours de ce processus, nous devons garder la foi que nous allons survivre à cet espace souvent solitaire entre les amis anciens qui s’éloignent et les nouveaux qui montrent leur visage. Cette foi constitue notre tampon contre la tentation de retourner en arrière vers ce qui était familier. Si nous pouvons nous accrocher et faire des efforts conscients pour nous connecter, la prochaine famille d’âmes viendra à notre rencontre lorsque c’est le bon moment. Nous les appelons, elles nous appellent et nos anges concluent l’affaire.

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Quand spiritualité et conscience riment avec confusion, selon Jeff Brown

 Sympathiser avec nos confusions

                                                          

Avancer sur le chemin exige souvent que nous acceptions de perdre, de nous détacher consciemment de qui nous pensons être, de trébucher volontairement dans la nuit sans avoir aucun repère pour nous guider. Grandir se résume à faire des sauts dans l’inconnu apparent. 

Il y a une compétence dont je n’aurais pas pu me passer sur mon chemin spirituel, c’est ma capacité à sympathiser avec mes confusions. Tandis que mes vielles façons d’être se mourraient, immanquablement de nouvelles façons d’être naissaient. Avant que la transition ne soit complète, il y avait des périodes, qui duraient souvent longtemps, pendant lesquelles toutes les parties de moi faisaient pression au même moment. Dans le processus d’Amecréation (« Soulshaping ») je fais référence à ces phases intermédiaires comme étant des « urgences spirituelles » : l’état de confusion et le tumulte intérieur que connaît une personne lorsqu’un chemin spirituel, une prise de conscience, forcent le passage au niveau de la conscience, avant de pouvoir émerger et être intégrés complètement. Le pont qui va d’un côté à l’autre est confusion ; vous devez apprendre à maintenir cet espace entre toutes vos parties et traiter en ami vos confusions, jusqu’à ce que la clarté émerge sous sa propre forme.

Malheureusement, sympathiser avec nos confusions est difficile à réaliser dans notre monde linéaire. Ceux qui prennent le chemin de l’incertitude sont souvent qualifiés de « légers », d’instables, et ironiquement d’âmes perdues. La société ne nous enseigne à aucun moment à faire la distinction entre être désœuvré et la confusion enrichissante, entre la folie et les maux de vérité, les crises nerveuses et les percées nerveuses, les crises classiques et les urgences spirituelles. Il est triste que la confusion soit stigmatisée comme la marque du « perdant » sans considérer le fait que nous ne pouvons pas réussir à tout connaître sans s’être tout d’abord abandonné à l’inconnu.

Notre état de confusion apparaît souvent dans le domaine de la carrière professionnelle et des relations : pourquoi est-ce que je hais mon job ? Quelle est ma vocation ? Comment est-ce que je me sens dans cette relation ? Nous laissons échapper un mal de vérité, une sensation de dissonance interne à propos de notre chemin, un cri du cœur pour aller dans une autre direction.

Il est fâcheux que lorsque nous commençons à remettre en question nos choix, des voix de résistance flottent souvent à la surface, les voix de l’habitude et de la peur, des jugements internes, des tranchées de défense. Bien qu’il y ait du progrès à tous les niveaux, la plupart d’entre nous continuent de faire des choix dictés par le survivalisme quand au chemin à emprunter, gardant un œil sur ce qui est le plus pratique, le plus sûr et le plus satisfaisant au plan matériel.

Lorsque nous faisons un pas pour sortir de ce cadre, lorsque nous faisons un pas en avant vers une réussite plus respectueuse de l’âme, nous ouvrons la porte de la confusion, au moins au départ. Les voix du monde se mettent à résonner en nous dans le but de balayer les murmures d’une vérité plus profonde. Le désir de quitter notre job insatisfaisant et de trouver notre vocation est souvent illustré d’images névrosées de pauvreté. L’envie de trouver l’âme sœur est submergée par des images de solitude éternelle. Nous sommes alors confrontés à ce choix : retourner s’amarrer dans des eaux tranquilles ou bien naviguer dans la tempête intérieure. Je joue la sécurité ou bien je me jette à l’eau.

Si nous ne voulons pas avancer, nous risquons toutes sortes de difficultés. Ce qui nous retient en fait, c’est notre résistance à faire émerger dans la conscience nos maux de vérité. Bien que cela soit parfois douloureux, bien qu’il nous faille renverser nos schémas habituels, le mal de vérité contient les graines de notre transformation. Lorsque nous le réprimons,  les graines entrent en décomposition, et la seule chose qui puisse nous sauver est notre canal de vérité. Parfois nous attendons trop longtemps et nous perdons complètement notre vérité dans son ensemble.

Voir au travers de ce processus n’est pas un exploit facile. Vous aurez besoin de soutien. Vous aurez besoin de faire un travail soutenu pour identifier les voix qui tentent de faire obstacle à votre transition. Elles vont surgir sous diverses formes difficiles et crédibles, souvent sous la forme déguisée d’amis. Vous aurez à développer, avec patience, votre capacité à vous asseoir dans « l’inconnu » sans que personne ne vous ait jamais enseigné comment le faire. Il se peut que vous deviez rester dans un état qui ressemble de temps à autre à de la folie, tant que différents aspects de votre monde intérieur entrent en conflit.

Vous verrez avec des yeux différents et ressentirez la paix dans la peau de votre âme. Vous n’aurez pas à demander à l’Univers ce dont vous avez besoin, car la porte de l’humanifestation s’ouvrira toute grande, vous gratifiant à la hauteur de votre courage. Vous connaîtrez une réalité incroyablement riche.

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Lettre d’excuses de Jeff Brown à son cher corps

A mon corps précieux

de la part d’un voyageur de la tête en transition

Jeff Brown corps et âme Je m’excuse pour m’être caché de toi dans ma tête. J’étais un voyageur de la tête extraordinaire, qui préférait la soi-disant sécurité (apparente) de mes pensées au monde souvent sauvage des sentiments. Bien que souvent, j’ai été qualifié d’« absent-mental », j’étais en fait « absent-corporel », menant ma vie bien loin des murs du temple du corps. J’ai grandi dans une famille affreuse et me sentir dans mon corps signifiait me sentir dans les mémoires horribles retenues dans mes tissus. Le fait de survivre grâce à mon mental, me permettait de penser mon chemin pour traverser les défis et me protégeait de la douleur. Mais mon ivresse mentale me faisait payer le prix : l’analyse excessive engendre la paralysie émotionnelle. Ma stratégie d’ajustement devint le patron de ma réalité, qui m’empêchait de vivre ma vraie vie. Je veux désormais arrêter de te regarder de loin. Je veux ouvrir la porte et revenir à toi maintenant.

Je m’excuse d’avoir abusé de toi avec une alimentation toxique, des excès de repas et ma drogue du travail. Je voulais t’épuiser et de faire mourir de manière à ne plus te sentir. Si je te rendais vivant, je sentais alors mes émotions de façon plus forte et la douleur émergeait. Si je me fermais à toi, mes mémoires restaient enterrées ; c’était une autre technique d’auto-distraction. Je suis désolé de ces actes agressifs malvenus. Je ne pouvais pas te maintenir sain et sauf car je n’ai moi même jamais été tenu à l’abri. Je devais d’abord être le forgeron de mon amour-propre dans les feux de la vie.

Je m’excuse pour avoir eu honte de toi, pour t’avoir détesté et caché, m’être senti dans l’embarras à cause de toi. Je suis désolé d’avoir jugé tes imperfections apparentes comme des bizarreries plutôt que comme le reflet du Divin. Mon attitude était la conséquence directe de ma haine à mon égard, les vestiges intériorisés d’un monde intérieur rempli de honte et de diffamation. Ils m’ont dit que j’étais laid et je les ai crus. J’étais le mouton noir pendant toute mon enfance. J’ai pris à coeur ce message, et j’ai souvent couru un marahonte à mes frais. Tandis que je faisais le travail pour faire jaillir la lumière de ces buissons de honte, j’ai vu la merveille qui brillait en toi ; un tel temple majestueux, une prière vivante au Divin. Si nous n’honorons pas le temple, nous n’avons aucun lieu où prier.

Je m’excuse pour avoir cherché une vie spirituelle indépendante de toi, comme si Dieu était une construction désincarnée et non une expérience ressentie. Comme tout bon voyageur de la tête, je voulais penser Dieu, plutôt que sentir Dieu. C’est ainsi que j’ai cherché Dieu dans les gratte-ciels du détachement, faisant l’erreur de prendre l’auto-évitement pour de l’illumination. J’ai emprunté ce chemin pendant un certain temps, calme en apparence vu de l’extérieur, mais un chaudron en ébullition de sentiments non-résolus dans les profondeurs intérieures. En vérité, c’est quand j’abdiquais complètement devant toi, que j’ai été le plus proche d’un état de conscience inclusive. Ce n’est pas par accident que nous sommes ici dans une forme physique – Dieu est DANS les êtres humains. Je m’excuse d’avoir cherché Dieu à l’extérieur des murs du temple.

Je m’excuse de t’avoir alourdi avec une armure physique et émotionnelle : une musculature rigide, une rage congelée, une respiration superficielle, un cœur endurci. Le parfait conditionnement d’un guerrier mâle, un loup solitaire. Je préférais la solidité à la fluidité, les armes à la chaleur. Un esclave de la survie, j’étais conçu pour avancer sur le chemin comme une machine, reportant le repos et le plaisir à un autre jour qui venait rarement. En ayant une armure intacte, rien et personne ne pouvait me toucher. Mais j’étais en train d’emprunter l’énergie à mon futur. Je me tuais. Même maintenant, je ne me fais pas d’illusion sur le fait que cela va être facile de changer cette façon d’être. C’est profondément en moi, dans mes mémoires dominées. Mais je vais essayer, lâcher une émotion à la fois. Je vais le faire.

Je m’excuse pour t’avoir soumis à une sexualité objectivée séparée du cœur. Tu es faite pour l’intimité qui est profonde, qui nous unit et ne se distingue pas du divin en nous. Je ne voulais aucun pont entre mon cœur et mes organes génitaux, mon cœur et le sien. Même au moment de mon passage dans le  monde du « tantra », j’abusais de toi encore, car j’utilisais mes organes génitaux comme un missile chercheur de félicité et non un pont avec le Divin. J’utilisais la sexualité pour échapper au moment plutôt que d’approfondir la connexion. Je suis désolé d’avoir abusé de toi de cette façon ; je m’engage à ancrer ma sexualité dans le coeur. Je m’engage à construire l’avenue coeur-génitale à l’intérieur de moi.

Jeff Brown remercie  son corps précieuxJe te remercie pour tous les moyens que tu as utilisés me permettant d’avancer tandis que ma conscience en éveil était complètement aliénée de toi. Si seules mes pensées m’avaient dominé, je serais mort depuis longtemps, je rebondissais sans cesse d’un voyage de la tête à un autre. Mais tu ne m’a jamais fait défaut, tu ne m’as jamais oublié, n’as jamais perdu de vue là où je vivais réellement. Tu as maintenu ma respiration quand j’agissais contre toi, te couvrais de honte, te reniais. Tu as continué à m’aimer, me rappelant à l’ordre, me maintenant en vie jusqu’à ce que je puisse aller à ma rencontre. Un tel dévouement. Profonde révérence.

Je te remercie en particulier pour m’avoir porté pendant les étapes les plus destructrices de la vie. Tu as soigné les blessures et les os fracturés des débuts de la vie. Tu m’as protégé contre la violence avec tes poings et tes pieds. Tu m’a sorti du lit quand le chagrin immobilisait mon esprit. Tu m’as fait sortir des feux de l’enfer de l’enfance, et même lorsque je recréais ces moments à l’âge adulte. Tu m’as tenu chaud quand je frappais à des milliers de porte pour vendre des fenêtres au beau milieu des hivers canadiens. Tu m’as tenu éveillé pendant la formation insomniaque d’apprenti avocat. Tu as enduré trois décennies de drogue du travail et de doute de soi, avec peu de repos. Cher ami, comment puis-je t’honorer au mieux ?

Merci d’être mon baromètre d’authenticité, mon temple de vérité. Quelle merveille que d’avoir porté mon but divin jusqu’à ce que je sois prêt à passer le flambeau. Tu me rappelais avec des frissons de vérité à chaque fois que j’avançais dans la bonne direction. Tu me faisais un croche-pied avec des maux de vérité à chaque fois que j’osais marcher dans les chaussures de quelqu’un d’autre. C’est remarquable que tu n’aies jamais manqué de communiquer avec moi lorsque je vivais un mensonge. Il se peut que je n’étais pas prêt à écouter, mais tu n’as jamais abandonné ta foi en mes possibilités. Je sais que mon chemin véritable est encodé dans les os de mon corps. Non pas un temple que je visite, mais le temple que je suis.

Je me réjouis du jour où l’humanité embrassera complètement ta divinité et reconnaîtra l’unité au cœur de la création. Une conscience d’unité existe encore à l’extérieur de notre lucidité habituelle, mais elle nous chante des profondeurs internes, une symphonie de Dieu-musique qui nous appelle à rentrer à la maison. Alors que le corps, le mental et l’esprit semblent flotter dans des directions différentes, bientôt il seront révélés comme des branchements secondaires inextricables d’une même canalisation. Sur la rivière de l’Essence, tout coule dans la même direction, vers l’océan de l’être complet.

Quand nous approchons d’une conscience unifiée, nous pouvons reconnaître le cœur de la matière – le temple corporel du cœur. L’illumination n’est pas un voyage que l’on fait avec la tête. C’est un voyage avec le cœur, des rafales de Dieu soufflant par le portail du cœur, le robinet de l’aorte d’amour qui fusionne avec l’amour qui coule dans la veine universelle. En fait, nous ne cherchons pas un esprit de débutant. Mais bien le cœur d’un débutant : la fraîcheur de l’émerveillement qui coule dans un cœur ouvert. Si nous voulons faire croître notre conscience spirituelle, nous devons secouer souvent notre arbre-coeur. Ouvrir le cœur déverrouille le cœur de l’univers et nous voyons toujours ce qui est devant nous. Que nous puissions nous engager à faire fondre l’armure autour de notre cœur.

Je vous écris, assis sur le bord d’une petite rivière, observant le pays des oies canadiennes, se reposant et se préparant pour la prochaine enjambée de leur voyage vers le sud. Je les regarde, installées dans un corps qu’elles ne quittent jamais, vraiment présentes ici. Il est temps de s’ouvrir, chantent les oiseaux de proie. Alors, lorsque leur corps est prêt, elles s’élèvent de nouveau, battant des ailes de leur amour. Je les entends, s’appelant les unes les autres. « Ouvre ton cœur ! » pleurent-elles, lorsqu’elles volent vers la maison divine pour le reste de l’hiver.

Un jour, je ne t’écrirais pas comme si tu étais séparé de ma conscience qui se réveille. Un jour je prierais pour toi, conscient que je suis toi. Un jour, je volerai aussi vers Dieu sans quitter le temple. Jusqu’à ce jour, s’il te plaît, garde moi sain et sauf.

 

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez sûrement la lettre d’excuses au féminin divin, de la part d’un guerrier en transition.

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L’homme qui s’éveille, selon Jeff Brown

L’homme s’éveille

Le portrait d’un genre humain naissant

Jeff Brown l'homme qui s'éveille

 

L’homme qui s’éveille est un homme conscient, qui se définit comme sincère. A ses yeux, être conscient n’est pas une construction cérébrale, ni un exercice intellectuel dépouillé de tout sentiment. Il s’agit d’une expérience ressentie dans le cœur et qui s’exprime à l’extérieur, un mouvement de conscience en perpétuelle expansion. Il s’agit de ressentir Dieu et non de penser Dieu. L’homme nouveau est toujours en chemin, il s’éveille en approfondissant de plus en plus son interface avec le monde des sentiments. Il continue de progresser vers une conscience bienveillante et qui inclut toutes les expériences de la vie.

L’homme qui s’éveille, a décidé de changer son regard sur la vie, passant d’un mode focal et ethnocentrique à un mode de perception centré sur le monde. Sa communauté est l’humanité. Bien ancré dans ses relations, son sens des responsabilités s’élargit bien au-delà de son moi local et de sa communauté. Lorsqu’il en a la possibilité, son carburant de vie le propulse vers des choix qu’il fait selon une vision d’expansion possible pour toute l’humanité. Non pas chaque homme pour lui-même, mais chaque homme pour l’humanité.

L’homme qui s’éveille, vénère le féminin divin, dans toutes ces formes. Il célèbre le miracle de la femme. Il est respectueux, digne et plein de grâce. Il s’attriste de voir les horreurs perpétuées contre les femmes par le masculin malveillant. Il tient ses frères pour responsables. Il s’amende de ses mauvaises actions. Il co-crée un monde dans lequel toutes les femmes se sentiront libres d’évoluer, de trouver leur voie, d’actualiser leur magnificence innée. Il accueille un monde où les femmes et les hommes sont des partenaire égaux.
Des Hommes.

L’homme qui s’éveille n’est pas dérouté par les évènements extérieurs. Il est ressourcé de façon authentique. Il ne se compare pas aux autres. Il n’adapte pas sa personnalité au dictât des foules. Il reste centré, respecte les autres mais ne se définit pas selon leurs critères. Il travaille avec assiduité à libérer sa conscience des liens égoiques qui l’enferment. Il est devenu son propre modèle-étalon, donnant plus de valeur à son authenticité qu’à son image. Il est le sculpteur de sa propre réalité.

L’homme qui s’éveille entreprend avec courage son travail émotionnel. Il nettoie ses débris émotionnels et laisse fondre son armure. Il fait face à ses problèmes et ses schémas inconscients avec son coeur. Il se rattrape lui-même de ses tendances à l’auto-évitement et honore la sagesse au coeur de la douleur. Il communique ses sentiments d’une façon respectueuse vi-à-vis d’autrui. Il apprend et parle la langue du cœur.

L’homme qui s’éveille mène une existence qui fait sens. Il a entendu l’appel pour mener une vie plus profonde. Il n’est pas satisfait d’avoir à survivre seulement, ses ambitions sont ancrées dans des considérations plus élevées : l’excavation et l’actualisation de son but divin. Il trouve son énergie dans ses dons et non dans la machination de l’égo malveillant. Il est revêtu d’authenticité divine qui lui permet de lever les voiles sur ce qui importe réellement. Son but est son chemin.

L’homme qui s’éveille est responsable de ses actes et de leurs conséquences. Il ne se détourne pas de ses responsabilités. Il n’est pas dans l’évitement ou la plainte. Il s’accepte et est honnête d’un point de vue émotionnel. Il reconnaît ses erreurs et les répare. Il s’attache à aller dans les profondeurs et s’éveille de plus en plus consciemment à chaque leçon.

L’homme qui s’éveille avance de l’intérieur vers l’extérieur. Il est plus intéressé par une expansion intérieure que par des réalisations extérieures. Il cultive et fait honneur à son intuition. Il explore et plonge dans sa géographie intérieure. Il part à l’aventure dans ses profondeurs et intègre les trésors trouvés dans sa façon d’être. Il recherche la congruence entre sa vie intérieure et sa manifestation extérieure.

Jeff Brown l'homme competL’homme qui s’éveille tend à vouloir être complet. Il ne se satisfait pas d’une façon d’être fragmentée. Il n’est pas attaché aux notions archaïques, linéaires de la masculinité. Il cherche l’équilibre sacré entre le masculin sain et le féminin sain. Il souhaite une façon d’être inclusive, celle qui reflète tous ses archétypes.


L’homme qui s’éveille incarne les standards d’intégrité les plus élevés dans ses paroles et ses actions. Il fait un effort soutenu pour travailler sur tous les points en lui qui ne sont pas intègres. Dans son royaume d’intégrité il ne laisse pas la place à la facilité ni au service de ses intérêts personnels. Il tient parole, même si cela lui coûte. Il est assez solide pour se retirer d’un système corrompu. Il reconnaît que le succès sans intégrité est malsain et insignifiant au plan karmique.

L’homme qui s’éveille donne la priorité aux relations conscientes. Il donne de la valeur aux co-créations authentiques. Il considère avec honneur les relations comme une pratique spirituelle. Il recherche une intimité physique qui est profondément vulnérable et connectée au cœur. Il est en harmonie et engagé dans la vie, respectant les frontières de son moi. Si un défi relationnel survient, il lève courageusement tous les obstacles à l’intimité. Il reste dans le feu du coeur.

L’homme qui s’éveille est un guerrier du cœur. Il remet son épée clarifiée dans son fourreau intérieur, coupant tout ce qui ne relève pas de la compassion. Après trop de cycles de vie passées l’arme à la main, le guerrier au cœur tendre est en train de naître en lui. Il honore la capacité du guerrier de s’affirmer, sans être agressif de façon arbitraire. Il est animé par l’amour et la compassion.

L’homme qui s’éveille, fait des efforts pour vivre dans un état de remerciement constant. Il est reconnaissant du cadeau de la vie. Il remercie ses ancêtres qui ont posé les fondations sur lesquelles son expansion repose. Il est reconnaissant envers les personnes qui l’ont encouragé avant qu’il ne s’encourage lui-même. Il remercie celles et ceux qui se sont tenus à ses côtés dans cette vie çi. Il sait qu’il n’est pas seul.

L’homme qui s’éveille est à l’aise dans sa sensibilité. Il participe à sa révélation de soi. Il ne craint pas de se rendre : à la réalité, à l’amour, à la vérité. Il ne s’agit pas d’une faiblesse, mais de succomber avec courage. Il faut plus de courage pour ouvrir son coeur que de le tenir fermé. Il explore ouvertement ses capacités de réceptivité et de tendresse. Il ne considère pas ces qualités comme étant féminines, mais comme partie de l’Homme complet. Il est assez fort pour vivre au cœur de la grande arène des émotions.

L’homme qui s’éveille avance sur la place de marché de manière responsable, tout en gardant un oeil vigilant sur l’égo malveillant. Il ne saute pas sur une opportunité pour être opportuniste. Il ne pratique pas la concurrence dans le seul but de faire de la compétition. Il n’accumule pas pour le plaisir d’accumuler. En dessinant le tracé de sa vie, il garde toujours à l’esprit son impact sur l’humanité. Il a retrouvé tous ses pleins pouvoirs mais n’exploite pas le pouvoir. Il extrait son pouvoir de sa connexion à la source, et non pas de son autorité sur les autres. Lorsqu’il peut, il partage l’abondance, offrant ses services à l’humanité. Il travaille dur pour construire le pont entre ce monde tel qu’il est, et un monde divin d’infinité.

L’homme qui s’éveille vénère la Terre Mère. Il vénère les animaux. A aucun moment il ne se sent pas supérieur ni différent du monde naturel. Il comprend l’interconnexion et la nature interdépendante de la réalité. Il sait que s’il cause des dégâts dans l’environnement, il s’abîme lui-même. Il marche avec précaution, en conscience, avec lucidité et émerveillement.

L’homme qui s’éveille ne s’approprie pas Dieu. Sa spiritualité est tolérante, inclusive et respectueuse. Il fait honneur à toutes les voies qui mènent à Dieu, dans la mesure où elles respectent les autres. Il accepte les croyants et les non-croyants. Il condamne tout chemin tracé sur les différences religieuses pour justifier toute forme de destruction.

L’homme éveillé met en avant les nombreuses qualités saines du masculin d’antan. Il est noble. Il est responsable. Il est productif. Il est bon. Il est protecteur. Il est totalement honorable. Il est bien sur Terre. Il est vigoureux. Il est flexible. Il est réaliste. Il est plein d’espoir. Il est sensible mais non fragile. Il est doté d’un égo sain et non égocentrique. Il est à la fois bien ancré et a suffisamment de hauteur sur la vie. Il fait son ascension avec les deux pieds sur terre. Il est réellement ici.

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Jeff Brown, l’homme au coeur économico-spirituel

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Cet article est publié dans le cadre de la farandole du groupe

de blogueurs “L’art de la vie” sur le thème de “donner et recevoir “

 

 

 

je donne, tu reçois, tu donnes

Université soulshaping, un pont entre les Hommes

Un pont entre les Hommes

 

Jeff Brown ouvre les portes de l’Université qui forme les âmes
(Soulshaping University)
et pose son coeur dans un modèle économico-spirituel de fonctionnement.

La philosophie du “donne ce que tu peux”

La conviction que chaque être humain vient au monde avec un but sacré, unique raison de sa naissance, est la pierre angulaire de l’Université Soulshaping, l’université qui forme les âmes (Amecréation). Nous ne sommes pas le fruit du hasard, ni des concentrations de poussière, ni des touristes accidentels. Nous sommes divinement inspirés, destinés, essentiels à cette danse de l’imagination sacrée.

Même si l’idylle principale se joue avec notre propre âme, c’est l’expérience collective qui donne naissance aux leçons essentielles. Chaque scénario d’âme est un trésor caché, essentiel à la progression de l’âme collective. Si nous sortons de la piste de danse, nous retardons aussi les leçons des autres. Chacun d’entre nous, sans exception, doit grandir et devenir complet pour que la collectivité puisse réaliser sa splendeur

De ce point de vue, il est important que nous garantissions à chaque âme la possibilité de guérir ses blessures et de réaliser son but sacré, peu importe sa situation économique. Dans un monde où nous avons mis sur un piédestal nos outils qui servent à une expansion matérielle – armure égoique, pouvoir économique, adaptations et déguisements – nous avons perdu de vue notre nature authentique et interdépendante. Le fait de mettre l’accent sur la croissance matérielle devait nous permettre de couvrir nos besoins vitaux et nous rassembler. Cela ne devait pas conduire à créer une réalité déséquilibrée, dans laquelle le petit nombre d’êtres qui ont un pouvoir économique, peuvent explorer à volonté leur dessein, tandis que la plus grande partie de l’humanité est reléguée à un mode d’être en survie. C’est de la pure folie. Nous devons opérer le changement maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons changer d’objectif et remplacer le zoom sur soi par un grand angle qui contient toute l’humanité. Non pas chaque humain pour lui-même, mais chaque Homme pour l’humanité.

A partir du cœur, l’Université Soulshaping, devient l’université de celui, de celle qui « donne ce que tu peux». Chaque cours que nous allons créer sera proposé à un prix fixe à respecter par les personnes qui peuvent se permettre de payer. D’autres possibilités de paiement sont offertes aux personnes qui se trouvent dans des turbulences économiques. Tout ce que je demande, est que chacun, chacune, paie en étant honnête par rapport à ce qu’il/elle peut payer, de manière à ce que nous puissions faciliter et élargir le soutien aux personnes qui ne peuvent absolument pas payer.

Par exemple, pour notre premier cours, nous avons établi une gamme de prix allant de 39 à 149 dollars canadiens, selon votre situation économique. En complément, les personnes qui peuvent payer plus, sont invitées à le faire par la suite, après avoir payé le montant minimum demandé. Nous vous faisons confiance et nous vous donnerons le cours dès que le premier paiement a été versé. Vous pourrez ensuite faire des dons, à votre rythme, jusqu’à ce que ce que vous ayez atteint le montant que vous vous êtes fixé.

C’est singulier et ironique que nous ne puissions pas être florissants au plan économique tant que nous n’avons pas trouvé notre but divin et qu’il est difficile d’explorer et d’identifier notre chemin lorsque nous ne pouvons pas nous permettre d’étudier ni d’essayer plusieurs voies de possibilité. Ce sont souvent les personnes qui abritent une voie profonde à l’intérieur d’elles-mêmes, qui ont les plus grandes difficultés à faire face au monde économique, car elles n’arrivent pas à s’adapter à la nature inauthentique de la place de marché. Je m’efforce de créer une structure qui fait participer chaque membre de l’humanité.

Je vous donne, vous recevez, vous donnez à votre tour

Et vous Jeff Brown, en tant que créateur de cette Université, que recevez vous ?

“Cette philosophie reflète complètement ma vision de l’expansion collective, la croyance que nous ne grandissons jamais en étant seul, la croyance que nous devons tous traverser le pont ensemble si nous voulons réellement ancrer l’humanité dans le cœur. Cette philosophie est directement liée à ma philosophie de vie, le fait de la mettre au monde sous cette forme me permet de réaliser une partie de mon but sacré : être au service des autres.”

 

Vous pouvez découvrir tous les autres articles du groupe Art de Vie sur le blog de Michèle Montagnon, sur le chemin de soi,  en cliquant sur ce lien.

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La voix originale de Jeff Brown qui murmure à l’oreille des âmes

La Petite Damoiselle murmure …. en français et en anglais

 Jeff Brown et la Petite Damoiselle

 

Notre voix intérieure peut revêtir différentes formes. Ce programme audio vous montre que cette petite voix peut même être bilingue anglais-français ! Il m’a semblé important que vous puissiez entendre la voix originale de Jeff Brown. Si vous ne comprenez pas l’anglais, laissez-vous bercer tranquillement et réveillez-vous lorsque le message vous arrive en français.

 Les orteils, les pas, la petite voix

Entendez-vous votre petite voix intérieure ?

le chemin part de nos racines dans la terre

Jeff Brown nous explique que notre capacité à entendre la petite voix est en grande partie liée au fait que nous soyons bien ancrés ou non, la connexion de notre corps à la terre, notre capacité à mettre le Divin dans notre corps, à partir de nos pieds. Si nous ne sommes pas sur Terre, si nous sommes déconnectés de nos racines, nous aurons des difficultés à entendre le message de notre véritable chemin qui part de nos racines et nous traverse vers le ciel.

cheminer pas à pas

Regarder ces deux photos qui vous permettront de vous ancrer pendant que vous écoutez le programme audio.

Le conseil de Jeff Brown : branchez-vous bien à la terre pour réaliser votre voyage spirituel.

 

Vous trouverez la transcription du podcast dans l’article suivant :  Jeff Brown et sa version de Joséphine ange gardien – Une histoire d’intuition.

La version complète en anglais est disponible sur le site de Jeff Brown (vous venez d’écouter un extrait seulement). Cliquez ici sur ce lien pour accéder à son programme audio.
Jeff Brown a créé l’Université Soulshaping et produit lui-même son matériel d’enseignement.

Si vous enseignez l’anglais et que vous voulez utiliser notre texte et programme audio comme outil pédagogique pour vos élèves, merci de nous contacter.

Bon voyage en compagnie de la Petite Damoiselle!

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Jeff Brown et sa version de Joséphine ange gardien – Une histoire d’intuition

Comment reconnaître et

 écouter la petite voix à l’intérieur de vous

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Cet article est publié dans le cadre de la farandole d’articles du groupe de l’Art de la Vie

 

 

Jeff Brown nous parle d'intuition

J’ai envie de vous parler de la petite voix qui sait.

Si vous voulez réellement l’écouter, téléchargez le programme audio

 

Depuis des milliers d’années, trop de gens ont pris les décisions les plus importantes dans leur vie sur la base de la peur, dictées par des raisons pratiques, des besoins pressant de sécurité, que ce soit pour choisir un conjoint une carrière ou autre. Peu importait si ces décisions nourrissaient notre âme ou pas. Tout était motivé par le fait de rester en vie. Le succès a été défini en termes matériels.

Cela est en train de changer rapidement. Un nouveau mouvement est en marche, celui de l’âme qui veut s’exprimer, s’extérioriser de plus en plus. Au cœur de ce mouvement, se trouve la petite voix qui sait. Cette petite voix qui est celle qui porte le programme sacré de notre destinée karmique. C’est la voix qui sait qui nous sommes et pour quelles raisons nous existons . Même si cette voix a été longtemps réprimée et ignorée, elle commence à se faire sentir. Les gens trouvent le courage de renverser leurs peurs et d’écouter ce qui est profondément ancré à l’intérieur d’eux. Ils vivent leur relation avec leur âme, quittent un emploi dénué de sens. Ils font le choix courageux de prendre le chemin de l’authenticité, le chemin qui leur est propre.

L’activité spirituelle émerge au premier plan de la conscience. Dans mon voyage visant à la réalisation de mon âme, ma petite voix m’a sauvé. Tandis que j’étais à l’université, en écrivant des notes dans la marge : « Tu n’es pas celui qui semble être ». Je l’entendais quand je faisais l’amour à une personne que je n’aimais pas réellement «  tu n’es pas vraiment ici ». Et je l’entendais encore lorsque je me rendais à l’école de Droit pour un examen : « Non Jeffrey, pas par là. Prends plutôt ce chemin. »

Une flûte lointaine avec l’énergie d’une symphonie

Cette voix, bien qu’elle venait sous la forme d’allusions et de murmures, elle s’imposait de façon singulière. Une flûte lointaine avec l’énergie d’une symphonie. Bien entendu je ne voulais pas l’écouter. Je voulais devenir avocat et que ma famille soit fière de moi. Je voulais entrer dans le monde après toutes ces années passées à l’extérieur de celui-ci. Je voulais déjeuner dans les endroits branchés de la société des avocats, aussi loin que possible des lieux d’où je venais.

La petite voix a persévéré. Elle savait ce qui était vivant à l’intérieur de moi et refusait que je la laisse tomber.

Soudainement, au moment d’ouvrir mon premier cabinet d’avocat, la petite voix est devenue plus forte, la flûte s’est rapprochée. J’étais envahi d’une urgence spirituelle. L’état de confusion et le tumulte intérieur que connaît une personne lorsqu’un chemin spirituel, une prise de conscience, forcent le passage au niveau de la conscience, avant de pouvoir émerger et être intégrés complètement.

La part d’ombre de l’âme, les maux de vérité, l’agitation et le désespoir se manifestaient.

Petite Damoiselle

la petite voix  de Jeff Brown - une histoire d'intuitionAu fur et à mesure que j’avançais dans la vie, j’ai développé ma relation avec cette petite voix que j’ai appelée « Petite Damoiselle ». Au tout début c’était loin d’être un compliment. Le guerrier mâle, dur à l’intérieur de moi se moquait d’elle, ne voulant pas tomber dans la sensibilité. Avec le temps j’ai acquis une meilleure compréhension de qui elle était réellement. La petite voix était ce qu’on appelle traditionnellement le génie intérieur, l’ange gardien. Ce dernier est cette présence qui nous accompagne tout au long de notre vie pour nous rappeler notre mission. « Petite Damoiselle » s’assoit sur nos épaules, murmurant à l’intérieur de notre oreille des mots doux, nous rappelant le chemin à la maison, lorsque nous sommes égarés. Elle joue les sherpas de notre âme sur la montagne de notre essence. Elle porte nos scénarii d’âme sous ses ailes jusqu’à ce que nous soyons prêts à les tenir entre nos deux mains.

Quelle est votre relation avec cette petite voix qui sait ? Est-elle éloignée ? Ou bien est-elle proche ? Est-ce que vous l’entendez murmurer lorsque vous faîtes quelque chose qui n’est pas votre chemin véritable ? Est-ce que vous faîtes honneur à cette voix ? Ou bien est-ce que vous la repousser à plus tard ? Est-ce que vous l’enterrez sous un flot d’activité ? L’écoutez-vous réellement ?

Ecouter la petite voix qui sait est un exploit véritable dans ce monde de distractions. Pour beaucoup d’entre nous cette petite voix est perdue. Beaucoup d’entre nous dans le monde occidental, sommes préoccupés à satisfaire nos besoins vitaux sans peur. L’inconscient collectif est encore accroché aux racines de l’alarmisme, de la survie et de la terreur. Ces derniers sont bien présents dans notre conscience habituelle. Des tensions empêchent beaucoup d’entre nous d’entendre les murmures de leur moi authentique. Certains d’entre nous sont tellement perdus dans leur personnalité, qu’ils ne reconnaissent pas qu’il y a quelqu’un qui vit à l’intérieur de nous.

Il y a bien d’autres obstacles. Il est difficile d’écouter notre voix intérieure lorsque nos problèmes émotionnels ne sont pas résolus, des sentiments ne sont pas exprimés et bloquent notre canal. Si nous sommes trop bloqués dans les problèmes non-résolus, nous ne sommes pas capables d’être dans le moment présent. C’est le pouvoir de jadis. Si nous ne nettoyons pas le passé, nos ne serons pas dans l’ici et maintenant. Si nous ne sommes pas dans le moment présent, nous ne serons pas capables d’entendre la petite voix à l’intérieur qui tente avec persévérance de faire remonter les messages à la surface.

Tout devient magnifique, quand nous apprenons à écouter et à honorer la petite voix qui sait. Cette petite voix manifeste en nous la Mère Divine. C’est notre meilleure amie, notre diseur de vérité, le chemin vers la maison. Elle nous aime sans condition, sans ordre du jour. Elle peut être la seule présence que nous sentons de façon directe et qui nous voit réellement. Elle connaît le chemin que nous devons emprunter.

Faire nos classes préparatoires

Entendre la voix intérieure implique que nous fassions nos classes préparatoires, que nous fassions réellement le travail de préparation. Cela signifie que nous devons nous attaquer à nos tendances d’auto-distraction, à nos blocages émotionnels non-guéris, défaire nos attaches, enlever nos masques de déguisement, retirer une peau l’une après l’autre. Vous devez être prêt à faire le travail.

Nous devons apprendre à devenir tranquilles à l’intérieur de nous. Nous devons apprendre à débrancher le fil du bruit extérieur et à rester assis en silence, rester dans le questionnement, jusqu’à ce que quelque chose de véritable émerge. Nous devons accepter le fait que nous ne savons pas grand chose et nous soumettre à l’inconnu. Alors seulement on peut avoir la chance d’entendre cette voix. Nous pouvons suivre la piste de notre âme et entendre ce qu’elle a à nous dire à propos de la carrière que nous avons choisie, la vie que nous menons, tous les aspects de la réalité.

Si vous décidez de faire le travail et d’excaver la petite voix qui sait, vous devez savoir que d’autres pourraient essayer de se mettre en travers du chemin. Ceux qui cherchent une vie consciente irritent et chahutent ceux qui veulent y échapper. S’ils vous en empêchent, si vous abandonnez en cours de route, ils retirent ce qui leur rappelle leurs vocations non actualisées. Vous devez vous y habituer et garder un œil sur votre valeur intérieure. Vous devez toujours vous rappeler que personne d’autre que vous ne sait ce qu’est votre devenir. Toute personne qui a fait le travail d’identifier ce qu’il y a en elle, a écouté sa voix intérieure, sait qu’elle ne peut rien savoir à propos d’une autre personne. Seule l’âme sait le chemin que vous devez emprunter. Même avec la meilleure intention du monde, une autre personne ne peut pas connaître votre vérité. Elle ne peut pas savoir ce que la petite voix a à vous dire.

Maintenant, je vous pose la question : Est-ce que vous considérez avec sérieux le voyage de votre âme ? Je veux dire, dans quelle mesure prenez-vous au sérieux la petite voix qui sait ? Est-ce que vous l’écoutez à moitié, ou bien l’écoutez-vous réellement ? Est-ce que vous parlez seulement de spiritualité ou bien pensez-vous que le voyage de votre âme est ce qu’il y a de plus important dans votre vie ?

Etes-vous réellement décidé à faire le travail douloureux pour respirer et la déterrer ? Qu’est ce que vous êtes prêt à faire pour renforcer cette voix et qu’elle devienne le moteur principal qui guide votre vie ? Etes-vous prêt à souffrir pour cela ? Etes-vous prêt à faire le travail pour nettoyer vos débris émotionnels et créer de nouveaux canaux d’irrigation à l’intérieur ? Etes-vous prêt à faire le travail jusqu’à ce que la flûte encore éloignée devienne une telle symphonie que vous n’avez plus d’autre choix que de l’écouter ?

Ecoutez le(la) meilleur(e) ami(e) qui est en vous, le diseur de vérité, cette petite voix à l’intérieur qui vous aime et qui veut que vous fassiez ce que vous avez à faire sur Terre.

Ecoutez cette voix qui vous ramène à la vie. Ecoutez la et laissez la vous redonner la vie.

Vous pouvez retrouver tous les articles du groupe sur l’intuition
en cliquant sur ce lien du site de Bernadette.

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Jeff Brown et son ouvre-bonheurs – C’est divin !

 

dictionnaire des termes du coeur - Jeff Brown Soulshaping

 

Les termes du coeur :
Je vous retrouve avec une nouvelle série de termes extraits du dictionnaire de Jeff Brown. Les circonstances qui l’ont conduit à imaginer ces mots, sont expliquées au début du dictionnaire. En espérant qu’ils vous aident dans votre travail de développement personnel. 

 

Le pouvoir de jadis : l’effet du passé sur notre conscience présente. Bien que le corps voyage continuellement de façon chronologique, la conscience émotionnelle d’une personne s’attarde toujours à un point de départ. Pour avancer sur le chemin, nous devons revenir en arrière et soigner les blessures et les mémoires qui nous encombrent. Nous devons être là-bas en ce temps-là, avant que nous puissions être ici maintenant.

Le survilisme: (en référence à un mode de survie) – un état d’être qui est orienté autour de notre survie et la satisfaction de nos besoins de base. Il s’agit souvent d’une façon d’être motivée par l’anxiété. Se distingue d’une façon d’être qui est centrée sur notre essence. (voir plus bas la définition “Centré sur notre essence”)

La culpabilité de survie: La culpabilité que nous ressentons lorsque nous passons du survilisme en tant qu’orientation primaire, à une façon d’être beaucoup plus subtile et essentielle.

Le faux chemin : tout chemin qui n’est pas vrai par rapport à notre image innée (destin) dans cette vie ci.

Authentifications : les efforts intentionnels fournis pour authentifier ces chemins vers lesquels nous avons été dirigés. Lorsque l’âmephone sonne, nous répondons à cet appel en essayant de voir s’il est bien à notre mesure. Puis lorsque nous l’explorons, nous vérifions son authenticité par rapport à nos scénarri d’âme pour voir si nous devons lui donner forme réellement.

Centré sur notre essence: une façon d’être qui est guidée par l’âme. Nous faisons des choix quant à notre chemin en écoutant et en suivant la piste de la voix de notre âme. Le succès est vu au travers des leçons de l’âme, des vocations, de l’expansion authentique. Les côtés malsains de l’égo ne nous dirigent plus. Nous avançons vers l’extérieur à partir de notre âme.

Un bond du destin : Un bond (courageux) sur la rive de croissance de notre âme. Un pas allongé dans notre image innée, un saut au-delà de notre gamme habituelle d’é-motions pour aller dans une conscience plus vaste.

La (vraie) Chaîne d’Apprentissage: il s’agit de la chaîne qui nous montre les expériences et les leçons que notre âme a choisies pour cette vie ci. Lorsque nous regardons cette chaîne, nous voyons les choses sous un angle plus grand. Les attentes sont montrées comme dénuées de sens, les dons de l’âme viennent sous un emballage inattendu. Ce qui nous arrive d’essentiel se révèle comme étant de l’eau apportée au moulin de l’âme, les apprentissages nécessaires sur le chemin de retour à la maison. L’échelle vers le paradis est composée de barreaux cassés.

L’école du cœur : la vie.

Le génie intérieur: cette présence qui nous accompagne au cours de notre voyage qu’est la vie, avec l’intention de nous rappeler notre chemin véritable. Cette présence nous murmure à l’oreille des mots doux, et nous fait même un croche-pied lorsque nécessaire, en s’efforçant, dans un but déterminé, de nous ramener à la base de notre destin. Nous faisons référence à l’ange gardien, au génie, à une déité, à notre sur-moi, à l’ombre blanche et à la lumière guide. Tout au long de son livre, Jeff nomme son génie intérieur « little Missy ».

L’ouvre-bonheurs-en-moi : allusion évidente au « Sésame ouvre-toi », un ouvre-bonheurs-en-moi suggère la relation entre l’ouverture du cœur et les bonheurs qui y pénètrent. Fermer le cœur est une prophétie de contentement du moi. Lorsque nous fermons le cœur, nous attirons encore plus de raisons de le maintenir fermé. Ouvrir le cœur est une prophétie de contentement de l’âme. Lorsque nous l’ouvrons, nous recevons des bonheurs – un ouvre-bonheurs-en-moi ! Enfin, ces bénédictions entrent et sortent pour toucher les autres. Essayez de regarder dans le miroir et répétez comme un mantra « ouvre-bonheurs-en-moi » , une invitation à votre moi supérieur et à l’Univers pour faire passer le bonheur au travers de la porte de votre cœur.

…….. A suivre

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