Jeff Brown et An Uncommon Bond

 

 

Le chef d'oeuvre de Jeff Brown

 

 

L’auteur dans une création magistrale

flirte avec le clavier numérique (la chair),

joue avec les mots (les maux),

pour glorifier le Féminin

et sanctifier le Masculin.

Sexualité spirituelle et amour cosmique

âmes et sexes s’enlacent,

s’interpénètrent,

enfilent des canyons d’obstacles relationnels,

caressent le magma ardent intérieur,

défilent sur des rivières d’émotions,

se déversent dans les profondeurs montagneuses de la mer(e),

d’où jailliront des femmes et des hommes

libérés et aimants,

reposés, sur les rivages de sable chaud illuminés.

Ames pacifiées, sexes unifiés, êtres universifiés.

 

En quête du grand Amour,

les codes sont dénudés.

Chant unifié ou champ de bataille,

âmes-corps fissurés, âme-coeurs brisés, sexes désâ(r)més.

C(h)oeur karmique ou c(h)oeurégraphie dirigée

Les âmesphones sont branchés pour une coeurticulation animée.

 

Une invitation à explorer

les chemins de l’univers coeurs et âmes,

empruntant l’axe cardio-génital.

Femmes et hommes en quête du grand Amour

bifurquent de l’amourunion,

prennent la voie de la relation de deux âmes-unités.

 

Un programme alchimique complet vous est proposé dans ce nouvel ouvrage de Jeff Brown, un guerrier poète de la nouvelle ère.

Féminin divin

Lettre d’excuses au féminin divin
(de la part d’un guerrier en transition)

Jeff Brown un guerrier en transitionJe m’excuse pour mon incapacité à faire la différence entre un guerrier bienveillant et un guerrier sans cœur, ce n’était que le reflet que de ma propre confusion sur les champs de bataille d’antan. Lorsque j’ouvrais mon cœur un peu trop, je devenais vulnérable et pouvais être attaqué par les factions armées. J’étais conditionné à croire que je devais être rigide, rester concentré, être prêt à toute éventualité, par désir de me protéger moi-même et les autres contre toute attaque. Mais je suis allé trop loin, je me suis trop fermé et ,j’ai brisé le pont entre nos cœurs. Je le vois bien maintenant et j’en suis désolé.

Je m’excuse pour mon absence perpétuelle, le reflet de mon absence intérieure, mon incapacité de me connecter à partir d’un cœur encombré par mes problèmes émotionnels, que je ne pouvais pas résoudre par manque d’outils. Il me manque toujours un bon nombre de ces outils, mais je suis ouvert à leur émergence.

Je m’excuse pour mon incapacité a faire la différence entre une relation et la guerre. Comme un guerrier en territoire ennemi, j’entre et je sors furtivement de ta vie la nuit, pillant et volant égoïstement ce dont j’avais besoin, puis rampant sur le dos vers l’autre coté de l’abîme, emportant les butins. Je donnais peu par peur de devenir vulnérable à toute attaque. La guerre occupait mon cerveau et je ne pouvais voir la rivière d’amour qui m’attendait de l’autre côté du champ de bataille. Je reconnais maintenant que l’amour est l’antidote pour le guerrier dans son armure, mais je ne pouvais pas boire l’antidote à cause de l’état de fonctionnement dans lequel je me trouvais.

Je m’excuse de ne pas t’avoir vu, mes yeux étaient rendus aveugles par la rage et les larmes séchées qui les congestionnaient. Si cela peut être une consolation et, je pense bien que cela n’en n’est pas une, je ne pouvais pas non plus me voir moi-même. Je voyais seulement ce qui pouvait servir mon hyper-vigilance et ce sur quoi le guerrier était concentré. Mon miroir était un champ de bataille.

Je m’excuse pour mon matérialisme non fondé, ma tyrannie dirigée par le pouvoir, mon obsession à accumuler. D’une certaine façon j’imaginais que l’accumulation pouvait me protéger ainsi que mes proches, mais j’omettais de reconnaître qu’elle ne faisait que perpétuer la folie. Je m’excuse également pour mes abus égotistes, le reflet d’un ego malavisé, gonflé à bloc pour faire face à un monde fondamentalement compétitif. Je ne pouvais pas distinguer l’ego sain, confiant, de l’ego suffisant et malsain. Je suis allé beaucoup trop loin dans la mauvaise direction.

Je m’excuse pour une sexualité qui était objective et déconnectée du cœur. Je sais que tu avais très envie d’une réelle intimité, une fusion de nos âmes tout le long de l’avenue qui conduit du cœur aux organes génitaux. Mais des murs de défense entouraient mon cœur et aucun pont ne pouvait se former entre nos âmes. Il y a eu des moments où ta façon d’aimer m’a libéré de mes masques corporels, mais alors je n’avais pas de programme pour rester au cœur de ce feu ardent. J’en suis désolé, car je sais que le chemin que tu désirais ardemment  est celui qui mène à Dieu.

Je m’excuse pour mes actes de violence horribles, le reflet de ma rage froide, mon incapacité à faire la différence entre les ennemis réels et les amis. Il n’existe aucun mot pour défaire ce que j’ai pu faire dans ces moments de folie. Je le sais, je le reconnais vraiment. Je pourrais me couvrir le visage de honte, mais cela n’arrangerait pas les choses. Je dois reconnaître mes mauvaises actions et puis trouver une façon de croire en ma capacité d’avancer avec plus d’amour. J’appelle les autres guerriers masculins à rendre compte des actes de notre genre humain, non pas dans la haine, la haine de soi, mais de façon courageuse, honnête vis-à-vis de soi et avec une réelle compassion. Le guerrier sincère reconnaît ses erreurs et a le courage de tout faire pour réparer ses torts avec le temps.

Je m’excuse pour mon incapacité à vivre une relation consciente. Tu étais là, le cœur ouvert, mais j’étais trop attaché à mon individualisme et j’avais peur de ce terrain inconnu. Je connais bien les forêts, la place du marché, et les chemins vers le monde extérieur, mais ma géographie intérieure m’était complètement étrangère. Tu m’as attiré sur un terrain pour lequel j’avais été mal préparé, bien que je sentais, sous la surface de ma bravade, que tu m’appelais à la maison.

Je suis reconnaissant du fait que tu étais disposée à croire que celui qui était là dans ces rares moments de vulnérabilité, était bien Moi. Tu avais raison – c’était bien Moi dans l’enceinte de mon cœur – mais seulement de temps à autre je pouvais faire face à ce Moi réel. Je te voyais dangereuse, car en ta présence je commençais à goutter à une façon de s’abandonner à être. Néanmoins, ta foi en ma bonté m’a permis de gagner plus d’une bataille et m’a redonné la foi en la vie lorsque j’en avais le plus besoin. Tu étais la lumière au bout du tunnel barbare et je suis béni.

Je suis reconnaissant que tu sois restée avec moi contre vents et marées et je comprends aussi ces moments où tu as du abandonner et laisser aller. Je reconnais maintenant qu’il y a une différence essentielle entre un lien d’amour intime et une relation. L’amour seul n’est pas suffisant. Sans une volonté partagée de devenir conscient, il ne peut en résulter que de la frustration. J’étais si souvent impossible, m’accrochant à mon inconscience comme un soldat s’accroche à ses armes. Je reconnais ton courage pour garder ton cœur ouvert devant autant de résistance de ma part. Tu avais vraiment le droit de rechercher une relation authentique, car ton esprit était enflammé en sa présence. Ton cœur admirable avait tous les droits d’être rejoint dans son ouverture et son enthousiasme. Je suis reconnaissant pour le temps que tu m’as donné, moments de répit à l’abri dans les cachettes que je nommais, à tort,  la maison.

Je suis reconnaissant à ma Grand-mère, qui plus que quiconque voyait clairement ma tendresse. Je suis reconnaissant à ma Mère, pour avoir choisi de faire de moi un être, d’avoir nourri mon corps jusqu’à ce qu’il tienne bien sur ses jambes. Je suis reconnaissant à la Terre Mère, pour ancrer mon expansion et animer mon esprit. Je suis reconnaissant à la Mère Divine, la vraie Mère de nous tous. Maintenant je peux sentir sa présence, si proche. Avec une compassion extrême, elle était toujours là, insufflant la vie en moi, me protégeant. Je suis assis sur ses genoux pendant qu’elle respire en moi.

Je me réjouis du jour où lorsque la seule chose qui pourra enflammer une relation, est l’appel de deux âmes, l’une vers l’autre, deux âmes-cœurs battant dans la même direction, un désir murmuré de relier l’essence de l’une à celle de l’autre. J’ai envie de te vouloir non pour gratifier mon égo, non parce que tu es belle à l’extérieur, mais parce que ta présence invite ma propre divinité à sortir de sa cachette. Je veux te toucher avec le cœur sur la main, connaître l’alchimie entre nous qui n’est pas identifiable au genre masculin/féminin, mais qui trouve sa source dans l’essence, une coulée de lave d’amour déferlant du cœur vers les organes génitaux, pour aller encore bien au delà, vers le plus vaste. Dans ce monde construit d’amour, la relation sera toujours vécue comme une pratique spirituelle, l’expression de notre dévotion au Moi Divin.

J’ai toujours cru qu’être sensible était impossible pour survivre dans ce monde dur. En cet instant, je suis sensible, sans être fragile. Je porte toujours une armure, mais il y a un changement de direction dans l’intensité de ma transformation. Je peux m’attarder dans l’espace-cœur plus longuement que je ne le pouvais auparavant, je deviens plus tendre à certains endroits. Après autant de vies vécues l’arme à la main, le guerrier au cœur tendre est en train de naître en moi. Il est confus, mais il sait intuitivement que c’est le chemin de retour à la maison.

S’il te plaît ne nous abandonne pas moi et mes compagnons guerriers. Pardonne-nous pour nos mauvaises actions, ou, au moins, reste ouverte à la possibilité que nous changerons au fur et à mesure que la voie s’agrandira pour rejoindre notre intention de se transformer. Le jour viendra où  nos esprits guerriers vont perdre leurs bords durs, et s’aligneront avec des actions bienveillantes. Certains d’entre nous en sont déjà là, beaucoup d’autres vont suivre encore. La voie de la transformation dépend du pont entre les genres féminin/masculin, un pont bienveillant qui célèbre nos différences avec respect et bonté. Ce travail doit commencer par guérir les fissures dans le continuum des genres, mettre nos efforts dans le cœur collectif jusqu’à ce qu’un jour nous puissions nous tenir sur le pont éternel, main dans la main, les cœurs ouverts et embrasés, embrassant le masculin sacré et le divin féminin qui vivent dans le cœur de nous tous. Je te rencontrerai à cet endroit.

Puissiez-vous ressentir l’amour de la Mère Divine s”écrasant sur vos rivages sincères, vous soulevant avec grâce au-dessus de la folie du monde, vous blottissant dans les bras reconnaissants des personnes que vous avez nourri. Ceux d’entre nous qui ont reçu tes bénédictions, peuvent ne pas le reconnaître, mais tes actes d’amour sont parvenus jusqu’à nous, nous rendant plus fort et nous insufflant la lumière de l’amour. Merci.

Le regard de Jeff Brown sur l’expansion du coeur masculin

 le regard de Jeff Brown sur l'expansion du coeur masculin
 
 
 
Le cœur masculin s’adresse au divin féminin

 

Cher divin féminin, moi et mes frères nous nous préparons à œuvrer à partir du cœur, notre nouvelle manière d’être. Nous avançons lentement, à chaque battement d’aile, nous descendons un peu plus à chaque leçon. Que nous soyons bénis par ton soutien continu tant que nous cherchons à comprendre comment ne pas comprendre et à tout simplement sentir notre chemin à la maison. Nous avons bien l’expérience du chemin relationnel, mais pas autant que toi. Nous nous sommes souvent approchés avec une intention bienveillante, mais nager dans un sentiment profond, est une toute autre expérience. Nous avons dû rester sur nos gardes pendant tellement de temps, qu’il est devenu un défi de rester dans le moment de manière vulnérable. Nous avons l’intuition que la vie du cœur est le chemin à la maison, mais nous avons besoin de temps pour l’embrasser, l’intégrer, pour comprendre comment avancer par l’amour, qui t’anime. Nous en avons la volonté ; nous devons juste apprendre comment transformer notre nature blindée en réceptivité. Pendant trop longtemps nous avons associé le fait de s’abandonner au fait d’être faible. Mais ce n’est pas vrai. Ce sont les profondeurs du courage, tu nous l’as enseigné. S’il te plaît sois patiente tandis que nous nous heurtons encore à nos vieux schémas. Nous ne te décevrons pas, une fois que nous aurons compris ce nouveau chemin. Nous t’y rencontrerons.

2013, Jeff Brown vous invite à

 

jeff brown vocation

 

Pour l’année 2013 une

 

invitation à

 

 

toute personne qui a senti et identifié un appel, qui demande à être honoré ou exploré. Cette année je vous invite à ouvrir la porte, même un entrebâillement, à lancer le processus d’exploration et de réalisation de cet appel. Il ne s’agit pas forcément de l’honorer complètement, car certaines vocations durent à jamais, mais au moins d’enclencher le processus, de lui donner un peu de souffle, de faire une première tentative, même si vos conditions actuelles ne vous permettent pas de l’embrasser pleinement.

Juste le fait de lui donner la permission de se montrer, lui accordera toute crédibilité, vous habilitera à avancer, toutes voiles désormais hissées.

Très rapidement, il n’y aura plus de distinction entre vous et votre vocation. Vous avancerez seulement lorsque votre âme-moteur vous le dira.

Votre appel marchera sur le chemin tracé à l’intérieur de vous.

 

Note d’Emmanuelle

Je partage avec vous cette vidéo qui a énergétisé mes cellules ces dernières semaines. Une résonance avec mes racines celtes et les racines irlandaises de Jeff Brown.

Que ces voix celtes vous aident à répondre à l’appel ou à éveiller vos vocations……

 

Si vous n’avez pas encore d’outils, je vous invite à consulter cette rubrique du blog : Vous débutez.

Je vous recommande également un autre outil que vous pouvez utiliser : la voix de Jeff Brown qui murmure aux âmes.

L’hymne au féminin, de Jeff Brown

 

l'hymne au féminin - artiste Marielauterre

(de l’artiste Marielauterre)

L’hymne au féminin

 

Que le féminin divin règne. Nous sommes perdus sans ta bonté et ta sagesse. La voie du masculin égoïque et blindé est morte. Nous sommes en train de trébucher sur nos armes et blessons des innocents. Nous sommes ballonnés par notre égo débordant et notre rage congelée. Nous réclamons haut et fort un pouvoir qui est vide. Nous sommes en compétition sans ligne d’arrivée. Nous poursuivons des modèles désuets. Nous ne savons plus ce que nous faisons. Agenouillé, les yeux remplis de larmes, je demande à la Déesse de régner. Tu as toujours eu raison sur toute la ligne. Nous aliénons les cordes sensibles de notre cœur dès qu’elles vibrent. Nous, les guerriers aux armes pendouillant de la poche, perdons tout contrôle de nous-mêmes. Remettons les clés du Royaume aux femmes. Le temps de la Reineauté est venu. Laissons les femmes faire les lois. Laissons les abolir les armes. Laissons les reines créer la forteresse du cœur dans laquelle nous aspirons tous à nous blottir. Laissons-les nous montrer le chemin. J’ai la nausée et je suis écœuré des dégâts causés par mes frères à l’égard d’innocents. Que le Divin féminin règne avant qu’il ne soit trop tard.

Votre feuille de route spirituelle, de la part de Jeff Brown

 

Le petit guide de l’âmecréateur

(seconde partie)

 

Feuille de route humaine et spirituelle - Jeff Brown

Qu’est-ce que cela signifie d’être un âmecréateur ?

Si vous souhaitez lire la première partie, cliquez ici.

Etre réel maintenant
L’âmecréatrice ne recherche pas l’IlLUMINAtion, un terme qui suggère que la plupart des formes avancées de la conscience sont éclairées et brillantes, dans un état permanent de félicité. Elle recherche la « REALISation terrienne »: une conscience inclusive qui incorpore tous les plans de la perception à la fois : ombre et lumière, royaumes subtils et bruts, ego et âme, terre et ciel, objectif petit angle et vague archétypale. Il s’agit d’un modèle qui réunit la quête orientale de l’Eternel avec la quête occidentale de la Santé Emotionelle et Mentale. La Conscience Unifiée et l’Estime de Soi se rejoignent à jamais sur le pont.

De la plante (des pieds) à l’âme
Au cœur de la « réalisation  terrienne » se trouve la vision d’un être humain qui ascensionne les deux pieds dans la terre. L’âmecréateur comprend que notre ascension vers notre Dieu intérieur ne peut seulement être soutenue que s’il s’agit d’un épanouissement incarné qui s’élève du sol. Nous débutons avec le chakra racine, la quête du OM commence dans notre « home » (maison) – et nous traçons notre chemin à partir de là. Il n’est pas suffisant que nos pieds effleurent le sol. La vie mythique démarre avec nos deux pieds plantés dans la Terre Mère. Lorsque nos pieds sont fermement plantés, notre âme peut se reposer sur une jambe lorsqu’elle poursuit son élévation. Tandis que nous développons un égo sain et travaillons sur nos chakras, nous commençons à être interne dans notre corps et dans le moment présent. A partir de cette présence stable un mouvement, naturel et soutenu, d’élévation vers Dieu, va s’enclencher. Au lieu de s’installer pour une expérience au sommet, occasionnelle, nous sommes maintenant capables de maintenir une façon d’être bien plus élevée. La plante (des pieds) rejoint l’âme sur les chemins sacrés.

Respecter le STU
L’âmecréateur fait confiance au Système de Transmission Universel, le réseau dynamique et bienveillant de liaison qui transmet les leçons et les messages de notre chemin, dans le but de faire grandir notre âme. Il travaille dur pour nettoyer son canal intérieur de manière à pouvoir mander et recevoir facilement ce dont il a besoin. Il ne s’attend pas à ce que l’univers lui envoie tout ce qu’il demande, mais il fait confiance, le STU lui transmettra juste ce dont il a besoin pour évoluer vers l’étape suivante. Si l’Univers est en accord avec toute chose, il est aussi accordé à notre « âmephone », que nous soyons proches ou éloignés de la réalisation de notre but divin dans cette vie çi.

La réussite de l’âme
L’âmecréatrice est toujours consciente de la différence entre les notions de l’exploit de l’ego et d’accomplissement de l’âme. Elle est guidée par une notion du succès qui est en rapport direct avec la réalisation de ses scénarii d’âme : leçons, vocations, expansion authentique. La réussite matérielle est essentielle seulement dans la mesure où elle reflète et concrétise son image innée.

Seule l’âme sait
L’âmecréateur sait que lui seul connaît la voie de son âme. Il se peut que certains expriment une opinion valable et, que d’autres suscitent et lui rappellent sa connaissance, mais lui seul détient les clés de son royaume. Il est toujours son premier gourou. De la même façon il s’efforcera toujours de laisser aux autres leur pouvoir, se refusant d’exploiter leurs projections à son égard, comme étant celui qui sait. Du fond de son cœur, l’âmecréateur croit que chaque individu est ici pour une raison essentielle, peu importe qu’elle revête une apparence simple ou humble. Au travers de sa lunette, il s’efforce d’accorder la « présomption d’essence » aux personnes qu’il rencontre. Au lieu de voir un individu exclusivement par rapport à ses adaptations et ses déguisements, il cherche à honorer et à se relier à l’être-et-l’âme qui vit en son sein.

S’épanouir à pas de tortue
Bien qu’il soit persévérant, l’âmecréateur sait que tout changement véritable prend du temps. Le voyage de l’âmecréateur dure toute une vie et vit dans le temps. S’épanouir, c’est avancer à pas de tortue. Retomber dans ses habitudes fait naturellement partie du voyage de retour à la maison. Aussi longtemps que nous faisons l’effort de sortir la tête, un peu plus en avant à chaque fois, nous continuons de grandir : trois pas en avant, deux pas en arrière, c’est progresser.

Le pont entre les sexes
L’âmecréateur ne regarde pas le monde au travers de l’objectif sexe féminin-masculin, car il sait que l’âme, la plus inclusive soit-elle, comporte tous les aspects des rôles traditionnels, attribués aux deux sexes à proportion égale. Le genre féminin ou masculin est juste un gîte d’étape, l’occasion pour l’âme d’incarner certains archétypes et de travailler ses leçons karmiques. L’être ultime est poly-sexué. A un moment donné, l’actif et le renoncement ne se distinguent plus.

Trouver sa famille d’âmes
L’âmecréatrice comprend bien l’enjeu de la famille d’âmes au cours de son évolution. La famille d’âmes est cette personne ou ce groupe d’individus avec lesquels notre âme résonne à un moment donné. Bien souvent ils sont la clé de notre expansion. Bien que notre chemin d’évolution puisse parfois exiger une séparation avec certains membres de la famille et des amis, elle honore ses ancêtres à chaque fois que possible et, tente de regarder leurs actions dans leur contexte. Elle honore les âmes qui ont construit les fondations pour lui permettre de s’élever. Ces âmes qui sont mortes sur les champs de bataille pour qu’elle puisse vivre. Ces âmes qui ont commis des actions positives pour éclairer son chemin. En même temps elle ne contourne pas ses sentiments, ne pardonne pas le passé de manière arbitraire, mais seulement quand pardonner est une expression interne d’une véritable libération émotionnelle.

Redonner
L’âmecréateur, par nature, comprend que l’âme individuelle est inextricablement liée à l’âme collective. Nous faisons tous, ici, partie de la danse sacrée, marchant sur les orteils des uns et des autres et virevoltant les uns les autres vers Dieu, un pas maladroit après l’autre. Une fois qu’il a donné satisfaction à son âme, l’âmecréateur commence à rechercher activement des moyens d’être bénéfique à d’autres âmes qui trébuchent sur la piste de danse. Il redonne à l’Univers ce qu’il lui a offert, cette vie précieuse. Nous y sommes ensemble. Nous en sommes l’ensemble.

Le guide de voyage de Jeff Brown pour les âmes sur la voie spirituelle

Le petit guide de l’âmecréateur

Première partie

 

guide de voyage de Jeff Brown, pour les âmecréateursTandis que le modèle de spiritualité ancrée dans la terre, qui est au cœur de Soulshaping (Amecréation) s’enracine de plus en plus en profondeur, je continue de clarifier mon regard sur ce que cela veut dire d’être un âmecréateur. Je n’ai pas de point d’attache à ces idées, je les considère comme un bon point de départ à la discussion. Ce que j’apprécie particulièrement dans cette approche, c’est qu’elle n’exclut personne. Trop souvent, alors que je me débattais sur mon chemin, j’avais le sentiment que je n’étais pas spirituel, parce que je n’étais pas rempli de félicité, je n’étais pas détaché, ou encore que j’étais incapable de recevoir de l’univers en lui demandant tout simplement. Je souhaitais connaître un modèle de spiritualité qui puisse venir à ma rencontre exactement là où je vivais, honorer mes difficultés ici sur la Terre mère, le fait qu’elles étaient le reflet de mon chemin spirituel, c’est-à-dire que mes défis terriens étaient l’eau au moulin de mon âme pour la faire grandir spirituellement, et de par leur essence, inséparables du processus. Je souhaite que nous nous glorifions, ici, là où nous en sommes dans le voyage, admettant que notre voyage est toujours spirituel, puisque nous cherchons à révéler, à incarner notre but divin qui est la source de notre naissance.

Qu’est-ce que cela signifie d’être un âmecréateur ?

Suivre la direction 
L’âmecréateur croit en quelque chose de supérieur à l’aspect arbitraire de l’univers. La vie a une direction et un but. L’Univers est par essence bienveillant. La clé est de découvrir quel est le sens, qui nous guide pendant toute l’existence.

Le Chemin de vérité
La quête du chemin de vérité est au coeur du voyage de l’âmecréateur ; ce chemin qui reflète notre dessein singulier au cours de cette existence. L’âmecréateur distingue avec lucidité le chemin de vérité, du faux chemin. Le véritable chemin est projeté dans notre « image innée », une vision encodée de ce que nous allons devenir pendant cette vie çi. Incarner cette vision dépend de notre capacité à l’identifier et honorer nos scénarii d’âme, ces vocations, ces leçons et ces archétypes qui vivent au centre de notre transformation. Dans la mesure où nous honorons le chemin de vérité, la conscience de notre âme est en expansion. Selon l’amplitude avec laquelle nous nous en écartons, nous revenons la prochaine fois avec les mêmes leçons qui nous attendent à l’orée des bois.

Transpiration divine
L’âmecréateur travaille dur pour développer son muscle intérieur, la détermination farouche de l’âme de faire face à tous les défis qui viennent à elle. Il ne se fait pas d’illusion, il sait que le processus d’auto-création n’est pas aisé. Il reconnaît qu’emprunter la voie sacrée est souvent un défi dans un monde de survivalistes. Bien avant d’avoir identifié ses scénarii, il se peut qu’il faille surmonter de nombreux obstacles économiques, nettoyer des débris émotionnels, se débarrasser de schémas d’auto-distraction, de croyances négatives, se libérer du poids du monde. Il y travaille avec acharnement, de manière constante, avec courage jusqu’à ce que le chemin de vérité se dégage et vogue sur les crêtes de la conscience.

L’aventurière de l’âme
Pour dégager le chemin, l’âmecréatrice n’est pas attachée aux outils ou techniques de quelqu’un d’autre. Elle est disposée à explorer toutes les voies de possibilités. Parfois, elle s’assoit sur le siège de la non-connaissance et pratique l’art du détachement. D’autre fois, elle sympathise avec ses confusions, vit ses remises en question, saute dans l’expérience. Une fanfaronne de l’esprit ; elle dégoupille les torpilles anti-sous-marines dans le but intentionnel d’excaver ses vocations, à chaque fois que c’est nécessaire. Animée d’un vagabondage impitoyable, elle se débarrasse avec empressement de son cadre étroit de perception et, s’aventure dans les royaumes plus vastes et plus inclusifs de la conscience. Lorsqu’elle a excavé une vocation, elle l’essaie pour voir si cela lui va, vérifiant son authenticité par rapport à ses scénarii d’âme. Elle s’aventure avec audace là où son âme n’est encore jamais allée.

Le traqueur d’âme
L’amecréateur s’efforce de devenir un spécialiste, à la fois sensible aux panneaux de direction qui émanent de l’intérieur, ces signes pouvant revêtir différentes formes, un coup intuitif, une urgence spirituelle, un bougonnement sacré, un mal de vérité persistant. Comme un étudiant de la dissonance intérieure, il recherche avec acharnement les symptômes de sa fausseté. Toujours aux aguets, il affronte ses schémas d’évitement, tête la première. Il identifie ses vannes de secours. Il donne un nom à son jeu. Il n’a qu’une envie : vivre dans la vérité.

Guidé par l’intention
L’âmecréateur est complètement guidé par les intentions de son âme. Il n’a pas d’intérêt dans l’acte lui-même, si ce n’est dans l’interrogation qu’il suscite : Est-ce que je commets cet acte pour honorer mon chemin de vérité ou bien pour m’en distraire ? Est-ce que je mets un terme à cette relation parce que j’ai peur d’y aller plus en profondeur ou bien parce qu’elle m’écarte de ma vocation ? Un comportement d’évitement profond ou bien un acte guidé par l’âme ?

Le corps jardin
L’âmecréatrice honore son corps, le champ karmique dans lequel elle récolte ses leçons habituelles. Bien plus qu’un vaisseau pour l’âme, le corps est l’incarnation de l’âme. Elle laboure la terre de l’âme par des pratiques purificatrices, à savoir des exercices qui rendent vivant, percent le blindage et ouvrent le cœur, dans le but de créer un espace intérieur duquel émergera le chemin de vérité. Comme un manomètre d’authenticité encastré, son corps se ternit quand elle vit dans la fausseté et brille quand elle est véritable sur son chemin.

L’école du cœur
Pour vivre ses leçons karmiques, l’âmecréateur s’abandonne au processus émotionnel, ne fait aucune distinction entre sa vie émotionnelle et son chemin spirituel. Bien qu’il se rendre compte des dangers de la fausse identification (à savoir penser que nous sommes seulement nos identifications), il reconnaît que l’état de son incarnation est le pur reflet de la forme de son âme. Par conséquent il travaille dur son bagage, nettoyant des débris émotionnels, à la fois car cela fait de la place à l’intérieur pour permettre à son moi authentique d’émerger et, parce que ces sentiments et ces mémoires portent en eux les leçons qu’il a besoin de faire croître, d’un point de vue spirituel. Quoique les leçons puissent apporter du plaisir, elles sont souvent douloureuses à ce stade de notre transformation collective, l’échelle vers le paradis est composée de barreaux cassés. Notre ascension dépend de notre capacité à «celluler notre âme», à transférer nos souffrances dans notre corps émotionnel jusqu’à ce que nos leçons spirituelles naissent. Lorsque ces leçons sont complètement vécues, elles sont la levure qui fait gonfler l’âme, la nourriture karmique pour le moulin de l’expansion spirituelle. Le yoga karmique rejoint le processus thérapeutique.

Dieu est dans les Hommes
De par sa nature, l’âmecréation est un modèle d’immersion. Il s’agit de sauter dans la vie, de nous immerger dans nos sentiments et nos expériences, faisant l’effort d’apprendre ce dont nous avons besoin pour développer la conscience de notre âme. Il s’agit d’une spiritualité incarnée. Sentez Dieu, ne pensez pas Dieu. C’est aussi être attaché de manière saine et sélective. Il s’agit de vivre la relation inextricable entre l’ouverture du cœur et l’expansion de l’âme (ouvre-bonheurs-en-moi). Rejoindre avec sincérité le chemin Divin, s’y relier dans toutes ses formes : Nous-Dieu.

lire la seconde partie ….

Jeff Brown, l’enfant battu

Lettre d’excuses
d’un parent en apprentissage

 

Jeff Bown, l'enfant battu

 

Je m’excuse pour t’avoir battu avec mes poings et mes pieds quand tu étais petit et vulnérable . Je m’excuse pour avoir blessé le temple de ton corps. Je m’excuse pour avoir brûlé tes mains, cassé ton doigt, balafré ta chair. Je ne pouvais tout simplement pas te voir, allongé dans une mare de sang et de chagrin. Aveuglée par ma rage refoulée, je voyais un nouveau bouc émissaire sur lequel décharger mon agressivité, j’avais devant moi un nouveau souffres-douleur pour me remplacer. Je comprends désormais que mes injures étaient le paravent de mes blessures. Une habitude ancrée très tôt dans la vie, qu’il était facile de répéter. Injurier plutôt que guérir. De différentes manières, te voir vivant me rappelait que j’étais morte. Je devais t’abattre afin que je puisse restée endormie. En-dessous, je ressentais tant d’amour pour toi, mon cher enfant. Je ne pouvais tout simplement pas l’exprimer. Je ne te demande pas de me pardonner. Tu dois d’abord retrouver ta vérité. Néanmoins, je te prie de t’accorder le droit de guérir et de mener une vie qui est libérée des conséquences de mes actes.

Je m’excuse pour avoir tenté de mettre en veilleuse ta belle lumière. Elle était si éclatante qu’elle menaçait de me laisser dans l’ombre seule avec mon besoin insatisfait d’être le centre d’attraction. Qui m’aurait remarquée en ta présence si égayée. Bien que d’un point de vue chronologique je sois plus âgée que toi lorsque tu es venu au monde, j’étais en fait dans un état de régression émotionnelle, piégée dans un niveau de conscience humaine non-soigné qui dictait mon comportement. J’ai grandi dans une famille narcissique, tous en manque d’amour, chacun criant haut et fort à la vue de nos reflets individuels dans un bassin de reconnaissance trop minuscule. Nos lumières enfouies dans des buissons de honte, aucun n’a jamais senti être vu. Voler la lumière des autres est devenu mon chemin mal-avisé pour m’élever, une tentative maladroite de renforcer une estime de soi diminuée. Je suis tellement désolée d’avoir attaqué l’intégrité de ton être. Tu avais tous les droits d’incarner ta magnificence avec dignité. Tu avais tous les droits de briller.

Je m’excuse de t’avoir calomnié et bafoué. Je m’excuse de t’avoir rendu coupable de ma misère. Je ne pouvais plus contenir ma haine à mon égard et tu ne pouvais pas te défendre. Je me souviens du pire : te dire que ma vie aurait été bien meilleure si tu étais mort à la place de ma fille que j’ai perdue. En lisant ces mots, je vois que je suis presque en train de me détourner de ton image, c’est trop fort de penser que je pouvais te laisser avec tout cela, mais je reste et fais face à ton image. Je la regarde en face non pas parce que je veux effacer tout ce que j’ai fait, mais parce que je te dois bien cela, de rester dans le feu de mes regrets.

Je m’excuse de m’être moquée de toi et de t’avoir diffamé. J’aurais du être consciente des cicatrices que des insultes laissent sur un être vulnérable ; la calomnie était un pilier fondateur de la dynamique familiale. Dans le feu d’un survivalisme désespéré, s’insulter les uns les autres constituait un soulagement momentané de notre douleur chronique de désespoir. Je suis désolée d’avoir continué à exprimer ce mode de fonctionnement à ton égard. Je souhaite tellement pouvoir aller en toi chercher les mots que j’y ai déposés et les retirer. Je sais que tu as intériorisé toutes ces insultes et que tu as cru qu’elles étaient vraies. Je sais qu’elles ont formé ton regard. S’il te plaît, sache que mes messages ne concernaient que moi. Je t’en prie, sache que tu es beau à mes yeux. Et encore plus important, tu es beau à tes yeux. S’il te plaît, guéris des vestiges de ma folie.

Je m’excuse d’avoir retourné les autres contre toi et de t’avoir sans cesse opposé à tes frères et sœurs. Hébergée dans un monde de compétition, ma réalité était divisée en lots de menaces et de protections, d’ennemis et d’amis, eux et nous. Les démons de la dualité : les deux sont inconciliables. Au travers du regard de la peur, les différences égalaient les menaces de survie, plutôt que les occasions d’apprendre. Semblables à des animaux rôdeurs qui grognent, si tu ne te conduisais pas comme nous, tu étais considéré comme l’ennemi. Car tu étais tellement différent de nous tous. Je t’identifiais alors comme un ennemi. J’oubliais notre relation biologique, notre humanité partagée, notre engagement karmique. Je négligeais le pont qui existait entre nos cœurs.

Je suis profondément attristée de t’avoir laissé seul pendant tes années de croissance. Je m’excuse de t’avoir abandonné quand tu avais le plus besoin de moi. Je me souviens de tes pleurs qui réclamaient ma présence, tes efforts infatigables pour être en contact avec moi, des yeux larmoyants derrière la fenêtre du salon quand la voiture démarrait. Je détournais le regard mais je te sentais. Je n’y pouvais rien. D’une certaine façon je te confondais avec le mauvais mariage qui t’avait produit, une union dont je désirais ardemment m’échapper tellement j’étais désespérée. Lorsque je t’ai eu, j’étais si immature au plan émotionnel. Il n’y avait pas de place à l’intérieur de moi pour satisfaire les besoins d’une autre personne. En devenant une véritable adulte, je suis capable d’être en empathie avec ton cœur brisé. Ces dernières années, j’ai passé beaucoup de temps à devenir le parent que tu méritais. Sache que j’ai emprunté, sérieusement, le chemin de guérison.

Je veux que tu saches que je te vois bien mieux maintenant. Je constate la crainte dans laquelle je t’ai laissé. Je vois la manière dont cela influence tes choix de vie, ta disponibilité émotionnelle, tes schémas d’auto-distraction. Je constate à quel point douter de toi, t’empêche de posséder tes pleins pouvoirs. Malgré ma folie, une partie de moi remarquait la façon dont tu te barricadais pour faire face : une respiration superficielle, un cœur blindé et la nécessité de ne pas être vu par les autres. Mais j’ai aussi été la spectatrice de ta manière de surmonter tout cela. J’ai bien vu que tu t’étais fait le champion de ta propre cause. J’ai perçu comment tu transformais la peur en espoir. J’ai vu que tu avais travaillé dur pour grandir. Je suis tellement fière de toi, les mots ne pourront jamais l’exprimer suffisamment.

Les plus grandes réalisations sur la planète sont inconnues des autres : triomphes personnels, tentatives de confiance en silence, réouverture d’un cœur brisé. Le chemin véritable des champions est à l’intérieur : transformer la souffrance en expansion, nettoyer les débris horribles, construire une estime de soi saine, sans béquille. Ceux qui ont réussi le mieux, sont ceux qui ont réussi à croire en quelque chose de bon plutôt que d’être traumatisés et blessés sur les champs de bataille de la vie. Tu es l’un d’entre eux. Tu m’as surmonté. Peu importe ce que tu as accompli d’autre dans ta vie, tu es déjà un champion.

Je suis reconnaissante que tu te sois éloigné de moi il y a de nombreuses années au lieu de revenir vers moi pour être encore tyrannisé. Tu t’es rendu compte que je ne pouvais pas remplir mes devoirs de parent à ton égard et que tu devais regarder ailleurs. Tu avais vraiment raison. En choisissant de te protéger, tu as aussi créé les conditions de ma transformation. En ton absence, en refusant avec détermination de laisser le champ libre à mes schémas, j’ai été obligée de reconnaître mon impact sur toi. Au début j’ai résisté à apprendre, mais l’amour que je ressentais pour toi a pénétré mes lignes de défense et ne m’a pas laissé d’autre choix que de faire le travail. Ce travail de guérison m’a ramenée en arrière dans le temps, l’époque pendant laquelle nous étions ensemble et aussi aux débuts de ma vie. Ah, le pouvoir du temps jadis, l’influence des sentiments non-résolus sur notre conscience de maintenant. J’ai essayé de les désarmer en les observant; cela s’est révélé complètement inefficace. Tu ne peux pas soigner et résoudre tes problèmes émotionnels avec ta tête. Ton mal-être émotionnel ne s’évapore pas parce que tu le regardes. Tu ne peux soigner ton cœur qu’avec le cœur. Je n’avais pas d’autre choix que de refaire le chemin à l’envers et de revivre mes sentiments. De ce point de vue, tu as été mon plus grand professeur, celui qui m’a rendu mon cœur.

Avec les années, mon armure émotionnelle a fondu. J’ai perdu l’énergie que j’avais autrefois de me distraire de ma vérité. Je suis devenue fatiguée d’être fausse, d’être piégée dans mes dénis et mes projections. Et quelque chose a grandi en moi : la volonté de voir ce que j’ai commis et de reconnaître les choses que j’ai ratées. Je ne sais pas si je bénéficierai d’une autre incarnation pour faire mieux, mais je veux exprimer une intention bienveillante avant de mourir. Je veux vivre dans la vérité au moment où je fermerai les yeux à cette vie çi. Certes, une partie de la vérité m’horrifie. Je sais quels ont été mes actes. Je connais la violence de mon cœur. Et j’en connais les causes: le survivalisme désespéré qui a harcelé ma lignée familiale, la coupure de mon courant émotionnel, l’accumulation de ressentiments. Mais je sais aussi que j’ai le choix. Je pouvais entendre cette voix d’amour qui me rappelait à l’ordre pendant ces actes de violence, mais je choisissais de continuer. J’étais influencée par mon enfance, mais j’ai choisis seule mon chemin. Je suis responsable de ces choix, devant Dieu et devant toi

Notre société est en train de traverser le pont du survivalisme vers l’authenticité de l’être. J’ai foi dans le fait qu’un jour nous avancerons à partir de l’amour. Je l’ai fait et je suis confiant dans le fait que les autres vont suivre. Dans le cadre de ce processus, je demande à tous les tyrans de sortir de leur zone de confort et de faire des efforts avec l’intention de quitter leur paradigme tyrannique. De trouver le courage d’affronter leur rage. De rompre la lignée de conditionnement toxique. De trouver des moyens constructifs d’arrondir les angles. D’entraîner l'(in)conscience collective dans de nouvelles directions. D’apprendre des manières saines de canaliser leur agressivité. Ne le faîtes pas seulement pour les personnes que vous blessez. Faîtes le pour vous-même. Un cœur fermé égale absence de vie.

Je ne sais pas comment Dieu me jugera. Je ne sais non plus comment tu me jugeras. Je suis certaine d’avoir fait tout mon possible pour reconnaître mes actes et ouvrir mon cœur. Je m’agenouille devant la vérité. Sache que je comprends si tu choisis de ne plus être en relation avec moi. Sincèrement, je le comprends. Tu dois être dans la vérité de ton propre processus. Je veux que tu saches que je suis là pour toi si tu choisis d’ouvrir la porte de nouveau. Presque 50 ans plus tard, mais la voie est libre.

Jeff Brown est monté dans le train spirituel à la gare « persévérance »

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Cet article fait partie de la farandole d’articles du groupe de blogs “L’art de la vie”.

Quelques conseils aux débutants pour leur voyage spirituel

 

train spirituelPersévérance est un maître mot caractéristique de la création et du voyage spirituel de Jeff Brown.

Il a persévéré pendant une quinzaine d’années à excaver ses émotions, à faire le travail sur lui-même dont le point culminant a été l’écriture de  son livre “Soulshaping”.  Cette étape aura duré six années. Puis il a tenu bon pour publier son livre, en commençant par le faire lui-même,  jusqu’à ce qu’une maison d’édition qui lui convienne, reprenne la diffusion de son livre.

Aujourd’hui, au moment où j’écris, il arrive au terme  de sept autres années pendant lesquelles il a co-produit le film documentaire “Karmageddon”, qui rencontre un succès inattendu auprès du public.

Il termine également l’écriture de son second livre « Ascending with both feet on the ground » (une création qui lui a pris cinq années) qui vient d’être publié.

A chaque fois un travail de longue haleine, auquel il ne consacre qu’une partie de son temps hebdomadaire, étant un homme d’affaire dans la réalité économique.

Jeff Brown est également persévérant dans ses relations, plus particulièrement dans la relation avec son âme.

Qui dit persévérance, dit début de quelque chose, début d’un chemin. Il y a toujours un début afin de pouvoir persévérer. Un jour je lui ai donc demandé quels conseils il pourrait donner à toute personne qui décide de monter dans le train, dans quel wagon s’installer, et comment emprunter son chemin spirituel.

Emmanuelle Labat : Jeff, vous avez été débutant un jour. Qu’est-ce qui a marqué le début de votre chemin spirituel ?

Jeff Brown : Je ne suis pas sûr du moment où mon voyage spirituel a démarré. Il me semble que nous sommes toujours en train de débuter puisque nous évoluons sans cesse. Nous enlevons une peau, et une nouvelle peau est en train de se former. Chaque nouvelle peau habille une nouvelle prise de conscience, la compréhension de pourquoi nous sommes nés et dans quel but.

Emmanuelle Labat : Quelle est la première gare à laquelle vous avez pris le train ? Il y a bien un évènement qui marque cette étape ?

Jeff Brown : La première fois que j’ai senti que j’étais consciemment en voyage, que j’étais monté dans le train spirituel, a été probablement à l’occasion d’un atelier de guérison émotionnelle auquel je participais. Le stage avait lieu à l’Institut Omega de Rhinebeck à New-York, que j’apprécie beaucoup. C’était au cours d’un travail de respiration holotropique. J’ai  bien vu au-delà de ma conscience habituelle. J’y ai bien vu que je voyageais, sans notion temporelle, en tant qu’âme.  Il s’agissait d’un nouveau monde, vaillant, dans lequel je voyais que j’étais bien plus, et en même temps exactement semblable à mon identité personnelle. C’était la première gare de train, allongé sur un tapis de sol en respirant à l’Omega.

Emmanuelle Labat : que recommanderiez-vous à une personne qui commence tout juste à entrer dans la connaissance de soi?

Jeff Brown : Si vous êtes au tout début de votre voyage spirituel conscient, je recommande deux choses. Tout d’abord, faire un travail émotionnel. Vous pouvez le faire sous la forme d’une thérapie, grâce à des relations personnelles assez sécurisantes, ou en participant à des stages.  L’inconscient collectif est toujours en sommeil et de ce fait nous avons accepté de réprimer notre authenticité émotionnelle, considérant que c’était une façon d’être normale. Il en résulte, que nous sommes trop souvent bloqués pour accéder à une conscience spirituelle et nous sommes incapables de grandir spirituellement. La maturation spirituelle est équivalente à l’expansion émotionnelle. Nous devons devenir conscients au plan émotionnel afin de pouvoir grandir au plan spirituel.

Emmanuelle Labat : Donc un travail accompagné ou bien seul….

Jeff Brown : Prendre le temps seul(e). Je l’appelle “ameseule” dans mon livre “Soulshaping” : un voyage vers la création de soi.  Beaucoup d’entre nous vivent leur vie dans un contexte de sur-stimulation, de distraction, trop occupés ou submergés pour pouvoir accéder à notre voix intérieure. Pour grandir, il est essentiel pour bon nombre d’entre nous  de pouvoir passer du temps seul avec notre âme, à la fois pour apprendre à écouter ses messages et pour se sentir plus à l’aise pour passer de l’intérieur à l’extérieur. Nous devons cultiver une relation avec note âme.

Si vous avez envie de monter dans le train avec Jeff Brown et moi-même,

vous pouvez laisser votre adresse e-mail sur le blog.

Prendre place dans le train avec Jeff Brown

Retrouvez l’ensemble des autres articles sur le thème de la “persévérance” sur le blog de Danièle :  la forme et le bien-être.