Le chemin de Jeff Brown vers sa famille d’âmes

Trouver votre famille d’âmes

 

Entrer dans la danse

 

Tandis que j’avançais plus en profondeur sur mon chemin spirituel, mes amis s’éloignaient. Tandis que je me dépouillais d’une identité l’une après l’autre, je ne m’identifiais plus à ces personnes qui y étaient reliées. Le pont qui était entre nous, semblait s’effondrer tout simplement. Les vieilles façons de se comporter réciproquement apparaissaient inauthentiques, préparées d’avance et déjà mises en scène.

Au début cela me convenait tout à fait. Ma quête de vérité me tenait compagnie, et je n’avais pas envie de contacts qui remplissent ma réalité ou qui m’en distrayaient. Mon idylle avec mon âme était un engagement plus important que mes relations sociales. Bien que j’ai connu des périodes de solitude totale, j’en suis arrivé à aimer mon âmeseule, ces moments seuls avec mon âme-moi, sans être distrait. Car c’était là que j’arrivais à me rencontrer. C’est au cœur de la vie d’âmeseule que j’ai agi pour éradiquer mes obstacles émotionnels et excaver mes vocations qui vivaient au fond de moi. En son absence, je me sentais poussé de nouveau vers mes anciennes façons d’être et je trouvais difficile de cultiver de nouvelles possibilités. Dans un monde qui nous engloutit, vivre l’âmeseule est essentiel pour soutenir nos efforts de clarification et de transformation.

Un point intéressant à propos de ma solitude était que je me sentais en quelque sorte connecté à toute l’humanité. L’appel vers l’expansion m’arrachait à cette perspective du moi isolé et me rappelait que nous étions tous une partie d’un vaste réseau d’interconnectés. Avec ce regard, il n’y avait pas d’étrangers. Nous étions tous extrêmement reliés sur la piste de danse de l’imagination sacrée.

Après quelques temps, j’ai commencé à avoir envie d’avoir de nouveaux amis avec lesquels passer du temps. Lorsque vous laissez votre âme piloter, cela signifie que vous volez solo jusqu’à ce que vous soyez prêt pour un lien plus profond. Ma période de solitude a constitué la meilleure eau apportée au moulin de mon expansion, mais désormais j’avais besoin de réels contacts humains. J’avais tellement de découvertes à partager et, je mourais d’envie d’être avec des personnes qui résonnaient avec celui que j’étais devenu.

Il s’agit de la nature même du voyage de la création de soi. Nous allons et venons entre des polarités : seul et connecté, réceptif et affirmé, détaché et attaché, jusqu’à ce que nous trouvions une façon de tout intégrer selon un équilibre sacré. Maintenant que je savais comment être seul, j’avais besoin de remettre en équation le partage et l’intimité avec les autres.

J’ai commencé à chercher partout ma nouvelle « famille d’âmes ». La famille d’âmes c’est cette personne ou ce groupe d’individus avec lesquels notre âme résonne le plus à un moment donné – des personnes de même portée spirituelle. Toute personne qui surgit sur notre chemin pour informer et catalyser notre expansion, comme notre famille d’origine, des personnages importants, des étrangers avec une leçon. Le temps qu’elles restent avec nous, dépend de la leçon à apprendre. Cela peut durer un instant, une décennie, toute une vie …

Au départ, il était difficile de trouver ma famille d’âmes. Lorsque j’étais moins au fait de mon individuation, il était plus facile de se faire des amis. Plus vous êtes amorphe, plus il est aisé de rencontrer quelqu’un pour aller boire un verre. Je ne voulais plus aller prendre juste un verre. Je souhaitais qu’on me rencontre au plus profond de moi. Je voulais être en lien avec des personnes qui avançaient au même battement d’âme : moins d’ego, plus d’essence, réelles sur leur chemin.

A la rencontre de ma famille d’âmes

Et alors les membres de ma famille ont commencé à apparaître, à la fois dans des endroits propices et aussi de façon inattendue. Je les ai rencontrés dans des cours de yoga, des lieux de retraite, et sur des chemins de randonnée. Mais je les ai aussi croisés dans des taxis, à des réunions de famille (vous imaginez cela!) et même sur les champs de course. Ah, le sacré et le profane.

Un membre de ma famille biologique a traversé le pont avec moi. Ma grand-mère a été un personnage essentiel de mon groupe de naissance, m’ayant nourri au beau milieu des défis du début de la vie. Avec un nouveau regard aujourd’hui, je reconnais que cette petite femme vulnérable à la tête de ma famille était aussi un membre de mon groupe de conscience. Elle aussi s’est battue pour ouvrir le cœur au cours de la vie quotidienne.

La croissance intérieure est comme un sérum de vérité qui recadre et donne de la netteté à notre regard sur le monde extérieur. Notre vie sociale est l’une des choses qui doit changer pour être en phase avec notre expansion et refléter nos nouvelles façons d’être. Au cours de ce processus, nous devons garder la foi que nous allons survivre à cet espace souvent solitaire entre les amis anciens qui s’éloignent et les nouveaux qui montrent leur visage. Cette foi constitue notre tampon contre la tentation de retourner en arrière vers ce qui était familier. Si nous pouvons nous accrocher et faire des efforts conscients pour nous connecter, la prochaine famille d’âmes viendra à notre rencontre lorsque c’est le bon moment. Nous les appelons, elles nous appellent et nos anges concluent l’affaire.


Commentaire

Le chemin de Jeff Brown vers sa famille d’âmes — 8 commentaires

  1. Très bel article comme d’habitude et excellente traduction aussi.

    Notre famille d’âmes n’est pas toujours facile à trouver mais petit à petit en lâchant prise – essentiel – ici et là nous nous retrouvons avec cette affinité certaine qui ne peut venir que d’un autre vécu « ailleurs ensemble » .

    Il doit y avoir là aussi des familles nombreuses et des familles restreintes mais le principal est de s’être trouvés même si la vie nous a parfois séparés de ces âmes. L’empreinte qu’ils ont laissée en nous est ineffaçable .
    sylviane Articles récents..Laissez votre subconscient travailler pour vousMy Profile

    • Bonjour Sylviane,

      Oui je ne me lasse pas non plus de lire les articles de Jeff. En plus je dois les vivre intérieurement en raison de l’exercice de traduction.

      Je crois que notre famille d’âmes n’est pas facile à trouver, car nous sommes énormément liés à notre famille biologique. Peu de personnes ont la chance d’être nées tout de suite dans leur famille d’âmes. C’est peut-être pour que nous fassions le travail d’affirmation de soi, et d’ouverture vers les autres.

      A bientôt pour la suite, Jeff continue de préparer de belles choses.

      Amicalement

      Emmanuelle

  2. Aujourd’hui je pleure comme le temps…des tensions dans le dos me font souffrir… Je ressens qu’il faut que je pleure… alors je pleure. J’aime ce texte de Jeff qui me parle à l’instant de ma vie. Je sens la connection avec ma famille d’âmes depuis des années d’une manière spirituelle. Maintenant çà c’est transformé en virtuel… mais à quand le réel ? Malgré ce que j’apporte à toutes les personnes que je rencontre, je ressens parfois une grande solitude que Jeff l’appelle à juste titre l’âmeseule… Je continue à lâcher, je suis en train de me débarrasser de tout ce qui m’encombre, aussi bien des « vampires » qui s’alimentent de mon énergie et n’échangent rien, que de objets matériels, de livres qui ont forgé ma connaissance… Je m’allège… Je médite mais peut être pas assez souvent. Je ne mets plus dans l’attente mais en fait en conscience je m’aperçois que pleins de choses sont en attente dans ma vie.. car je ne peux pas faire autrement pour l’instant pour des manques pécuniaires… La transition n’est pas facile mais je fais confiance à ma guidance…
    Alors merci pour ces textes de Jeff…

    • Bonjour Harmony,

      Merci d’avoir eu le courage de vous exprimer sur le blog. Il y a d’autres âmes qui vous lisent et qui vous répondent.

      Je pense que les relations virtuelles vont se manifester au plan réel. Les contraintes économiques empêchent beaucoup de rassemblements de familles d’âmes.

      Je ne sais pas si vous comprenez l’anglais. Jeff Brown parle de « soulitude », il a inventé le mot à partir du mot anglais « solitude », qui a la même signification en français.
      Le terme « âmeseule » et l’idée de vivre l’âmeseule me sont venus en direct. J’ai à des moments de ma vie pas compris que certaines personnes, bien entourées, avec conjoint(e), enfants etc…, vie sociale très riche en apparence, se plaignent qu’elles soient seules. En fait elles ne le sont pas au plan physique, mais leur âme n’est pas en accord, en résonance avec ces personnes physiques et elles vivent en fait l’âmeseule.

      Vous savez avec le recul, le dicton « mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e) » a du bon.

      Restez fidèle au blog et au moins pendant quelques instants votre âme ne sent plus seule …..

      Bien à vous

      Emmanuelle

  3. Bonjour
    je vous rmercie pour l article que vous m avez envoyer qui m a donne du baume au coeur. Je me posais justement la question comment reconnait on notre famille d ames ou nos familles d ames ?
    j espère vivement les rencontrer afin que je puisse poursuivre mon avancement et surtout enfin savoir qu elle est ma vocation
    pour le moment j ai l impression de stagner
    merci encore et n hesitez pas à me faire connaitre d autres articles ou liens qui pourrait m être utile.

    CHRISTINE

  4. Bonjour Emmanuelle,

    Très beau texte de Jeff, une fois de plus et encore bravo pour ton travail de traduction.

    Et justement je m’interroge.

    Trouver notre famille d’âme sous-entend-il d’évoquer le thème de la réincarnation ?

    C’est-à-dire que nous aurions connu ou vécu avec ces mêmes personnes dans d’autres vies antérieures…
    Cela explique peut-être pourquoi nous avons une affinité immédiate avec quelqu’un lors d’un premier contacte qu’avec d’autres aujourd’hui.

    Je me pose cette question parce que je me documente en ce moment sur le sujet.
    Si toutefois tu as des ouvrages à me conseiller ou d’autres sources d’information sur ce concept, je suis preneur 🙂

    Au plaisir de lire le prochain texte de Jeff
    Jean-Charles Articles récents..Tristesse : comment tenir le cap malgré une épreuve personnelleMy Profile

    • Bonjour Jean-Charles,

      Vaste sujet la réincarnation. Certaines religions ne reconnaissent pas la réincarnation et des esprits très matérialistes et cartésiens non plus.

      Jeff Brown évoque le sujet de la réincarantion dans son livre Soulshaping en racontant des épisodes de sa vie, où il savait qu’il avait déjà lu tel ou tel texte, ou rencontré telle personne.

      Je ne peux pas t’affirmer que le fait de rencontrer sa famille d’âmes a un lien avec la réincarnation. Il me semble d’après mon expérience, que nous retrouvons certaines personnes avec lesquelles nous avons un épisode de vie à terminer et/ou à jouer. C’est la seule réponse que j’ai trouvée à des situations que j’ai vécues.

      Par contre, pour moi il était évident que ma famille biologique est bien distincte de ma famille d’âmes et qu’il aura fallu beaucoup d’années pour commencer à retrouver les âmes avec lesquelles nous partageons la même aventure et dont la vie va dans le même sens. De ce point de vue c’est une co-création à un moment donné de la vie.

      A bientôt

      Emmanuelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge