Un bon canapé, un film à l’eau de rose et une boîte de Kleenex : en route pour le Divin !

Suite et fin de “Pourquoi les Hommes pleurent devant des films à l’eau de rose

Du vague à l’âme ?  Non : du Coeur à l’Ame !

Au fur et à mesure que j’avançais sur le chemin spirituel, les films qui racontent des histoires d’amour devenaient ma pratique spirituelle. Ils étaient l’élixir pour lever mes blocages; je replongeais sur le canapé à chaque fois que j’avais besoin de ré-ouvrir la porte.

du coeur à la spiritualitéLorsque je rentrais d’une journée de travail difficile, direction le canapé. Lorsque je me perdais dans des schémas de sur-intellectualisation, le canapé. Lorsque la vie me décevait, encore le canapé. Je versais un peu d’eau de rose sur mes blessures et je redémarrais le coeur. Quand cela se produisait, en fait, je ne recherchais pas la clarté de l’esprit. Je préférais la clarté du coeur, la fraîcheur d’appréciation qui surgit d’un coeur ouvert. Je ne voulais pas attendre d’être allongé sur mon lit de mort pour enfin me réveiller, sécurisé par le fait de savoir que ma vulnérabilité avait ses limites dans le temps. Je voulais me réveiller maintenant.

En la présence d’une autre personne, je touchais les sommets de cette pratique. Juste avant que ma grand-mère, âgée de 90 ans, ne décède, je regardais avec elle des films sentimentaux. Nos coeurs s’ouvraient à l’unisson, et nous pleurions comme des bébés à la fin de l’histoire d’amour. Là où avant  je voyais ma Bubbi* comme une romantique stupide, je vois désormais qui elle était réellement, un modèle de courage “encoeuré”**. Une sentimentale au coeur de son être, car elle savait que la vulnérabilité n’était pas un signe de faiblesse, mais le signe de la vie. Plutôt avoir mal que s’endurcir.

Depuis trop longtemps, on a donné une connotation négative aux mots “à l’eau de rose”, qui sont souvent perçus comme de la sentimentalité banale ou excessive.

En règle générale, nous ne nous inclinons pas devant la sentimentalité comme étant un chemin vers Dieu. Nous la jetons dans la poubelle avec le reste de l’eau de rose. Cette image négative de la sentimentalité reflète une tendance culturelle établie depuis longtemps, à diminuer la valeur d’un coeur éveillé. Ce schéma est né dans un paysage de survie, où l’on considérait que réprimer ses émotions était nécessaire en tant que protection sociale et construction structurelle. Il vaut mieux survivre à l’aide d’expédients plutôt que de s’enfoncer dans les profondeurs de nos sentiments. Oh combien nous avons sacrifié pour construire les fondations de notre ré-ouverture éventuelle.

Il est grand temps d’honorer les hauteurs et les profondeurs sentimentales d’un coeur ouvert. L’illumination n’est pas un voyage que l’on fait avec la tête, c’est un voyage avec le coeur, des rafales de Dieu soufflant par le portail du coeur, l’aorte d’amour fusionnant avec l’amour qui coule dans la veine universelle. Avec un regard “encoeuré”, l’eau de rose des films ouvre la porte de Dieu. C’est son robinet de libération, son bustier blindé, son baume calmant, sa générosité.

Pour celles et ceux d’entre nous qui ont oublié comment ressentir, l’eau de rose vient déterrer nos avoirs émotionnels et nous ramène à la vie. Au coeur de nos avoirs, les émotions réprimées sont des leçons spirituelles non- actualisées. Si nous voulons connaître l’expansion de notre conscience spirituelle, nous devons secouer souvent l’arbre du coeur. Ouvrir le coeur, déverrouille le coeur de l’univers, et nous voyons ce qui est toujours devant nous.

Tandis que nous passons d’un mode de survie à l’authenticité comme mode de fonctionnement, un penchant pour le sentimentalisme nous servira bien. Bien que le monde se gratifie intensément des butins de guerre, il faut plus de courage pour se rendre que de blinder nos coeurs.

Il ne s’agit pas de se rendre de façon faible, mais d’une manière claironnée par le courage.

Plus récemment, je suis revenu aux films d’amour quand ma relation amoureuse s’en va à vau-l’eau. Comme un rappel au divin qui est en moi, je regarde “Un amour à New-York” lorsque mon coeur menace de se fermer. Au moment où John et Sarah se retrouvent de nouveau les yeux dans les yeux sur la glace de la patinoire, je danse une fois de plus avec le Divin. Nul besoin de méditer pour trouver Dieu, juste s’allonger sur le canapé avec une boîte de Kleenex et elle viendra.

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Note de la traductrice :
* “Bubbi” : est le mot utilisé pour nommer sa grand-mère juive.
**Jeff Brown est un auteur qui adore inventer des mots. Donc j’invente “encoeuré”, pour reproduire l’idée d’être ancré dans son coeur !

Si vous voulez découvrir un peu plus l’auteur, l’homme qui écrit sur les murs,
téléchargez son interview en vous inscrivant sur le blog.

A écouter : Jeff Brown parle à vos âmes

La philosophie de l’Amecréation, lue par Emmanuelle. Un bon moment de détente. Laissez-vous porter par les vagues !

Comment écouter ce Podcast

Vous pouvez l’écouter directement sur le blog en cliquant sur le bouton  de mise route à gauche ou bien l’enregistrer en faisant un clic droit sur télécharger et  “enregistrer sous”.

Vous pouvez également écouter gratuitement ce podcast sur iTunes en utilisant le lien http://bit.ly/r2UXTO et en lui attribuant une note, si vous avez aimé.

Ce podcast est un enregistrement de deux textes majeurs dans l’oeuvre de Jeff Brown que vous pouvez lire :

Amemission

et

Amecréation

Prélude au voyage de l’âme

le cheminenement pas à pas

Pendant que je rédigeais mon livre “Soulshaping”, j’ai trouvé une façon de comprendre mon voyage spirituel au travers d’un objectif grand angle. Cet objectif révélait un entrelacement non différentiable de corps émotionnel, physique et spirituel. Je ne fais aucune différence entre la forme spirituelle et, la guérison et l’expansion de notre corps émotionnel, un phénomène que j’englobe sous l’expression “le cheminement cellulaire de l’âme”. Je ne fais aucune distinction entre notre forme physique et notre croissance spirituelle, que j’appelle “l’ascension les deux pieds dans la terre” et “être dans la vie réelle”.  Le corps n’est pas seulement le véhicule qui sert aux âmes pour voyager. C’est un champ karmique dans lequel nous récoltons les leçons dédiées à notre âme. Il ne se différentie pas du voyage de l’âme. A une époque où il y a une tendance fâcheuse à faire passer des modèles d’évitement de soi (le détachement complet) comme étant des modèles d’illumination, il est essentiel que nous puissions développer des modèles qui nous ancrent dans nos corps et dans la dimension terrestre. Je crois au plus profond de moi, que nous ne naissons pas par accident et que nous nous incarnons, en chacun de nous!- dans un but sacré. Il s’agit d’un tissu de scénarii  pour des âmes, répondant à des vocations, apprenant des leçons, vivant des relations clés et des transformations archétypales, logées au cœur même de notre expansion. Dans la mesure où nous pouvons identifier nos scénarii, nous faisons grandir notre âme, pas à pas jusqu’à devenir complète.  Dans la mesure où nous ignorons notre raison de vivre, nous retardons notre expansion et le plaisir qui survient lorsque nous marchons sur notre chemin de vérité. C’est à travers cet objectif que j’ai photographié et révélé au monde mon travail, étant certain qu’il n’y a rien de plus important que d’identifier et de trouver notre chemin unique vers notre maison.

Note de la traductrice : Le titre du livre “Soulshaping”, n’existe pas encore en français. “Soul” siginifie “âme” et “shaping” englobe l’idée de mise en forme, de transformation etc.  Le terme Amecréation a été retenu. Jeff Brown a également inventé les termes anglais “cell your soul”, “enrealment” qui sont traduits ici par des groupes de mots reflétant avant tout les idées que l’auteur souhaite transmettre, respectivement “le cheminement cellulaire de l’âme” et “être dans la vie réelle”.

Source photo : Marisa Stackpoole

Le genre féminin et masculin

Conversation d’hommes

Jeff Brown répond aux commentaires déposés sur le blog par le genre masculin !

Est-ce sous-entendu que les hommes devraient acquérir la mentalité, la façon de vivre des femmes ? J’en serai consterné. Je suis pour la différence des genres.
Jeff : Je partage votre point de vue. J’imagine que le travail que nous devons accomplir maintenant est de rester masculin, et d’approcher vers le centre, à l’endroit où ne sommes pas perdus dans une version extrême et malveillante du masculin. Le fossé entre les genres est beaucoup trop large. Je pense qu’il est préférable et plus sain que les hommes vivent  la réalité selon certains aspects traditionnellement féminin : la réceptivité, la vulnérabilité, la gentillesse, entrelaçant nos façons d’être tout en restant masculin. Le masculin sain.deux âmeseules au féminin et masculin

Doit-on rester sur les demandes de pardon, les regrets ou peut-on aller de l’avant ?
Jeff : je ne pense pas nous ayons à nous excuser éternellement. En revanche je considère qu’il nous reste encore beaucoup  à faire pour reconnaître toute la souffrance qui a été causée.

Est-ce que le chemin des femmes sera aussi proposé par la suite ?
Sinon ça donnerait l’impression que tout doit être fait par les hommes et que Jeff écrit pour plaire aux femmes dans un monde où les hommes peinent à trouver une place de relation paisible avec les femmes.
Jeff : J’ai écrit un autre texte intitulé “Lettre d’excuses au masculin sacré” qui tente de construire un pont au-dessus du fossé.

Cette dernière phrase va me faire prendre pour misogyne par les milliers de fans de Jeff, donc je précise : certains voudraient bien conserver leur position de guerrier (j’espère qu’il y en aura de moins en moins).
Jeff : Je suis d’avis que nous devons identifier la différence entre un guerrier bienveillant et un guerrier malveillant. C’est très beau d’être un guerrier bienveillant, avec de belles intentions.

et beaucoup ne savent plus ce qui bon entre hommes et femmes (et ne savent plus du coup assumer leur position d’homme).
Jeff : Nous vivons une époque de grande confusion en ce qui concerne la question des genres féminin et masculin. Je pense que nous traversons une étape de grande, voire nécessaire, réactivité. A mon avis la prochaine étape consiste à faire le travail ensemble.

Emmanuelle : La question des différences entre le féminin et le masculin s’inscrit dans le travail global de Jeff Brown sur l’âmecréation (cf l’article Amemission). En tant que femme, qui vient de faire le lien entre ces deux hommes, par le biais de la traduction et de l’écriture, et ne me sentant pas si éloignée d’eux, j’ai finalement demandé à Jeff s’il pensait vraiment que le fossé était aussi grand et si les âmes ont un genre féminin et masculin.

Jeff m’a livré son point de vue : Aujourd’hui, je pense que nous nous sommes incarnés dans une forme particulière pour une raison particulière. D’une certaine façon, c’est congruent avec nos scénarri d’âme – ce pourquoi nous sommes ici et ce que nous devons apprendre – que de s’être incarné dans un genre féminin ou masculin …. Bien qu’en définitive, j’imagine, et c’est le travail de l’humanité entière, qu’en tant qu’âme individuelle, partie prenante d’un mouvement qui tend à nous faire devenir des êtres complets, nous nous éloignerons  des polarités malsaines des deux genres humains et nous arriverons alors à un équilibre sacré. Il pourra y avoir des différences entre le genre féminin et le genre masculin, mais elles seront moins extrêmes.

Merci Jeff pour ces éclairages.

Je vous invite vous aussi à dialoguer avec nous via le blog en écrivant vos questions et vos pensées dans le formulaire de commentaire ci-dessous. Il y a juste un peu de délai, la traversée de l’océan, en bateau, pour une réponse en français !